De l'ouvrier qualifié à l'ingénieur toute une palette de formations et de métiers !
Les métiers de l'aéronautiqueAvions, hélicoptères, fusées, satellites, missiles... sont les produits de l'industrie aéronautique et spatiale axée sur les technologies de pointe, la recherche et les essais pour concevoir et perfectionner la flotte aérienne et les engins spatiaux d'aujourd'hui et de demain.
Ce secteur d'avant-garde, aux performances remarquables et d'une importance économique primordiale, surtout à l'exportation, se caractérise par des turbulences. Avec un trafic aérien de plus en plus dense, des tractations sont en cours pour un troisième aéroport dans la région parisienne. Les commandes d'avions redécollent, et pas seulement en raison du vieillissement de la flotte mondiale et de retraite de Concorde. Mais quelles vont être les répercussions des attentats du 11 septembre aux États-Unis sur le secteur aéronautique et sur les emplois ?
La construction aéronautique et spatiale - quoi qu'il en soit - a besoin d'un fort potentiel de matière grise et aussi de mains. Elle touche les secteurs civil et militaire (même si le budget de la Défense a été réduit). Elle s'articule autour de trois domaines :
• Les cellules et engins (soit la partie externe, la forme d'un avion ou d'un missile) qui constituent la moitié des effectifs de la construction. L'Aérospatiale, Dassault Aviation, Matra, Eurocopter... figurent parmi les sociétés les plus représentatives ;
• Les moteurs et propulseurs occupent près de 25 % des effectifs avec pour principales entreprises la S.N.E.C.M.A. (moteurs d'avions civils et militaires), Turbomeca (moteurs d'hélicoptères), la Société européenne de propulsion pour l'espace ;
• Les équipements couvrent une multitude d'ensembles, systèmes, dispositifs, pièces... pour qui désosse un Airbus ! Ils concernent près de 30 % des effectifs issus de branches diverses : mécanique, hydraulique, électricité, optique, optronique, conditionnement d'air, avionique... Parmi les équipementiers les plus connus, citons : Dassault Électronique, Sagem, Alcatel, Thomson-CSF/Sextant...
Soulignons aussi l'existence de quelques organismes d'études et de recherches financés par l'État tels que le C.N.E.S. (Centre national d'études spatiales) et l'O.N.E.R.A. (Office national d'études et de recherches aéronautiques).
L'industrie aéronautique et spatiale compte quelque 100 000 salariés dans notre pays auxquels s'ajoutent près de 100 000 employés pour tous les sous-traitants.