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Les métiers de la biologie et de la physique
De la recherche à l’industrie : de nouveaux enjeux
Depuis des années déjà, la biologie et la biochimie sont sorties des laboratoires pour investir le
secteur industriel et c’est ainsi que se sont développées les biotechnologies et les bio-industries.
Les biologistes interviennent donc dans de nombreux secteurs de la production : santé, agronomie, agroalimentaire, chimie, traitement des eaux et des déchets, lutte contre la pollution industrielle, cosmétique et parfums, industries pharmaceutiques.
Une grande place est accordée à la recherche appliquée : de grands groupes y consacrent
une partie de leur budget. La biotechnologie « high-tech », caractérisée par l’utilisation du
génie génétique, connaît de nombreuses applications dans l’agriculture et l’agroalimentaire
notamment. Dans le domaine de la santé (on se projette dans l’ère de l’après-génome) on en
attend beaucoup du point de vue des avancées scientifiques et des retombées économiques :
pharmacologie et génétique fonctionnelle (décryptage du génome humain, thérapie génétique).
Les biotechnologies apparaissent comme un véritable enjeu pour les pouvoirs publics qui prennent certaines initiatives. Les régions se mobilisent via des « génopôles », lieux de concentration des centres de recherche et des industries développant leurs applications (Lille, Evry, Toulouse…). Des start-up se créent, mais le mouvement n’a pas la
même ampleur qu’aux États-Unis (il faut aimer le risque pour investir, être motivé et bien
conseillé). Cela crée des emplois, mais pas suffisamment pour absorber tous les diplômés sortant
de biologie.
Les bacs + 2 s’insèrent plus facilement dans la vie active que les bacs + 4 ou + 5. Les techniciens
supérieurs sont appréciés dans les industries agroalimentaires, pharmaceutiques, les laboratoires
d’analyses médicales, l’agriculture, l’environnement (eau et déchets seulement)… Leurs fonctions tournent autour du laboratoire (analyse, contrôle, tests), de la recherche-développement,
du contrôle-qualité en vue de la fabrication.
Les filières qui recrutent au niveau bac + 4 (maîtrise, M.S.T. ...) sont moins évidentes à trouver.
Bien souvent, même à bac + 5, il faut envisager une double compétence : biologie-informatique,
biologie et gestion ou journalisme, documentation, droit…
Les entreprises apprécient les profils à double compétence : les technico-commerciaux, bio-informaticiens, ingénieurs brevets, conseillers propriété industrielle dans des cabinets de conseil.
Toutes les pistes autour de la biologie sont à prospecter. Les ingénieurs sont appréciés dans les bio-industries. Certaines écoles dispensent une double formation qui s’avère très utile en élargissant leur fonction. Examinez bien les débouchés existants et organisez
vos études en conséquence avant de vous lancer dans l’aventure de la biologie, votre insertion
dans la vie active s’en trouvera certainement facilitée.