Chanteur À chaque voix son registre, dit-on ; les chanteurs lyriques, les choristes, les chanteurs de variétés, de jazz, de rock ont tous leur répertoire, leurs lieux de représentation et leur public. Le
chanteur lyrique nourrit l’espoir de triompher sur les scènes internationales… mais il doit posséder des qualités vocales exceptionnelles. Il interprète, selon le registre de sa voix (basse, baryton, ténor… du plus grave au plus aigu) et sa maturité tel ou tel opéra par exemple. Mais il n’est pas qu’une « voix », il doit parallèlement être musicien, comédien et aussi polyglotte pour se lancer dans les répertoires italiens, allemands et s’exporter à l’étranger… Un travail acharné s’impose donc pour acquérir les techniques vocales et scéniques… et la voix s’entretient au quotidien. L’insertion professionnelle demeure néanmoins difficile pour les artistes lyriques. Il peut chanter à l’Opéra de Paris, dans un théâtre lyrique, pour une diffusion radiophonique télévisée, pour un spectacle occasionnel, pour l’enregistrement de disques et sans oublier… l’étranger. Le
choriste interprète la partie chantée d’une œuvre dans un ensemble vocal. La musique d’ensemble représentant les deux tiers de la production lyrique, les débouchés sont plus larges et les situations un peu plus régulières. Il pratique comme le chanteur lyrique la course aux auditions.
• Formation Pour le chanteur lyrique et le choriste, la formation de base s’acquiert dans les maîtrises, les E.N.M., les C.N.R. Les meilleurs tenteront le Conservatoire national supérieur de Paris ou de Lyon. Possibilité de se perfectionner au Centre de formation lyrique de l’Opéra de Paris, au Centre national d’art lyrique (C.N.I.P.A.L.) de Marseille, à l’Opéra Studio de Lyon, aux Jeunes Voix du Rhin de Colmar, au Centre de la voix de la Fondation Royaumont d’Asnières-sur-Oise, dans les centres d’art polyphoniques régionaux (pour la pratique chorale).
Chanteur de variété L’objectif numéro 1 pour un chanteur de variétés, un group de rock… émerger. Pour le débutant, l’itinéraire balisé commence par la confrontation avec « son » public. Petites salles, clubs, cafés musique, soirées cabarets, concerts, fêtes… autant de possibilités de se tester sur scène et de voir si son propre public (ses supporters que l’on a amenés) et les autres adhèrent. On peut aussi avoir la chance de passer en première partie d’une vedette en tournée. Se tourner vers les dispositifs qui soutiennent les jeunes artistes en début de carrière (de la formule de promotion aux aides financières) pour bénéficier d’un coup de pouce. Il est indispensable de se faire remarquer par des professionnels (pensez à la radio, Internet, auto-production d’un album… mais ça coûte cher) pour intéresser une maison de disques et bénéficier des médias pour la promotion. Attention : si vous débutez par un « tube », qui sait s’il sera suivi d’un second ? Or, l’essentiel est de durer, de fidéliser son public. Le travail vocal n’est pas tout ; sur scène, il faut dégager une présence, savoir se déplacer… pour faire vibrer le public. Si le chanteur ne se double pas d’un auteur-compositeur, il doit avoir recours à des professionnels pour les paroles et la musique.
• Formation Beaucoup de chanteurs ont appris leur métier sur le tas. Certains ont une formation en musique et en chant. Quelques-uns sont passés par le studio des variétés à Paris. Des associations et écoles privées assurent des formations diverses (chanson de variétés, jazz-rock-blues…).