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Les métiers de l'enseignement
La formation d’une année dispensée dans les I.U.F.M. ne prépare pas suffisamment à tous les terrains (initiation aux différents publics, manque d’expérience).
Autre inconvénient : l’affectation après la titularisation. En raison du recrutement national, les professeurs débutants dans le secondaire sont souvent nommés dans une académie déficitaire (banlieue parisienne, nord de la Loire… pour ne pas dire le nord) et doivent patienter plusieurs années avant de retrouver leur Côte d’Azur natale, par exemple. Par contre, les professeurs des écoles sont relativement plus favorisés (nommés généralement dans l’académie, voire le département où ils ont effectué leur seconde année d’I.U.F.M.). À noter qu’une liste d’établissements réputés difficiles pour des débutants est instaurée. Seuls les jeunes diplômés se portant volontaires peuvent y être affectés (avantages prévus sur le plan carrière et possibilités de mutation).
Les nouvelles technologies, l’usage d’Internet se développent dans les établissements et deviennent indispensables aux professeurs et aux élèves. L’informatique et Internet risquent de modifier les méthodes d’enseignement. Le B.2I. (Brevet informatique et Internet) se met en place (se reporter au no 197 de La lettre des parents). Il est conseillé aux futurs professeurs d’avoir la fibre informatique pour piloter des salles de classes virtuelles, devenir cyberprof !
Des places à prendre, mais le recrutement reste sélectif
L’enseignement est toujours un secteur porteur d’emplois. En dépit de la baisse démographique et même s’il y a moins d’élèves, les besoins en enseignants demeurent conséquents du fait des départs massifs à la retraite. D’ici à 2010, c’est près de 40% des professeurs qui seront remplacés. Selon une étude du ministère de l’Éducation nationale, les besoins annuels sont estimés d’ici à 2008 à 16 300 postes dans le primaire, 13 800 pour le secondaire (les matières générales sont les plus concernées) et aussi 1 500 postes pour le supérieur. L’enseignement privé sous contrat a également prévu d’intégrer 3 000 nouveaux professeurs dans le primaire et le secondaire par an.
L’enseignement continue à attirer beaucoup de candidats si l’on en juge par le nombre de présents aux concours. Victimes de leur succès, les I.U.F.M. submergés (dossiers, tests, entretiens… selon les instituts), même s’il suffit d’une licence pour s’inscrire. À la rentrée 2002, la loi Lang, pour rendre les conditions d’admission plus homogènes et lisibles, évoque trois dispositifs : l’étude du dossier, une épreuve d’admission et un entretien avec une commission. Deux critères seront considérés : la qualité du cursus universitaire et les expériences professionnelles dans le secteur de l’éducation.