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Les métiers du textile, de l'habillement et de la mode


2) L’ARTISANAT DE LA MODE


En dehors des ateliers haute couture, les couturières ou tailleurs peuvent exercer à leur compte pour les particuliers ou en tant que salariés dans un atelier de création ou de retouches. Le nombre d’actifs de cette catégorie s’est largement effiloché puisque l’on comptait en 2002 environ 7000 couturiers et tailleurs contre 45000 en 1980. Il est vrai que le temps du sur-mesure est dépassé; il concerne surtout une clientèle haut de gamme. Les couturières indépendantes ont subi le contrecoup du développement du prêt-à-porter, meilleur marché. Ainsi les rares perspectives un peu intéressantes se situent dans la retouche: boutiques-retoucheries, pressings-retoucheries ou rayons de couture des grands magasins.


Ce domaine d’activité exige d’allier savoir-faire et goût du contact. Par tradition, la couturière travaille pour les femmes et le tailleur pour les hommes. Ils doivent être capables de conseiller leurs clients pour le choix des tissus et des modèles et de réaliser les vêtements depuis la prise des mesures jusqu’à la finition.

Quant à la retoucheuse, elle a pour tâche d’adapter le vêtement de série à l’acheteur en refaisant un ourlet ou reprenant la taille d’un pantalon, par exemple. En marge de la réalisation du vêtement lui-même, il y a sa mise en valeur, son agrémentation et son accessoirisation. Tout est fait pour le plaisir des yeux: jeux de couleurs, jeux de plumes, perles et rubans, jeux de formes… Et, malgré les incroyables excès de certains défilés haute couture, l’aspect pratique n’est pas négligé pour autant puisque chapeaux, sacs et chaussures sont indispensables pour une tenue idéale.

Cela explique l’intervention d’un artisanat très multiforme regorgeant de professions rares dont les noms désuets semblent droit sortis d’un autre âge. À ce sujet, l’imaginaire collectif se nourrit des clichés du XIXe siècle: la petite modiste de province dans sa modeste boutique, la vieille dentellière aveugle aux doigts meurtris par les aiguilles… Il ne faut pas pour autant en rester à ce simple folklore. Ceux qui aujourd’hui ont fait le choix risqué d’exercer ces métiers sont de véritables artistes intégrés dans leur époque. Pour subsister et résister à la crise qui limite fortement les débouchés, ils doivent rester à la pointe de l’innovation tant artistique que technique. En plus de leur connaissance parfaite de la tradition, ils doivent tenir compte des tendances, maîtriser les outils informatiques, savoir gérer une affaire en fonction de l’offre et de la demande, anticiper les évolutions pour mieux s’adapter aux exigences du temps…
D’où un statut très précaire et des revenus qui dépendent essentiellement des commandes conjoncturelles de la haute couture. La plupart de ces artisans se reconvertissent dans le prêt-à-porter et le grande distribution tout en modernisant leurs techniques de fabrication.


Métiers et formations


Couturière
C.A.P. couture flou,
C.A.P. tailleur homme

Tailleur
C.A.P. tailleur dame

Retoucheuse
C.A.P. prêt-à-porter
M.C. essayage-retouche-vente
Bac professionnel artisanat et métiers d’art, option vêtement et accessoires de mode
B.T. vêtement (création et mesure)

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