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La cour des comptes épingle l'Education Nationale

Dans son rapport sur «La gestion du système éducatif» d’avril 2003, la Cour des Comptes a mis en avant les incohérences et dysfonctionnements de l’École française (1). Certes, elle reconnaît que le système éducatif français a réussi à développer un enseignement de masse tout en améliorant les niveaux de qualification. En effet on compte 14,9 millions d’élèves et étudiants pour l’année 2000-2001 tandis que de moins en moins de jeunes sortent du système sans diplôme (200.000 en 1980 contre 100.000 en 2000).


LA COUR DES COMPTES ÉPINGLE L’ÉDUCATION


Dans son rapport sur «La gestion du système éducatif» d’avril 2003, la Cour des Comptes a mis en avant les incohérences et dysfonctionnements de l’École française (1). Certes, elle reconnaît que le système éducatif français a réussi à développer un enseignement de masse tout en améliorant les niveaux de qualification. En effet on compte 14,9 millions d’élèves et étudiants pour l’année 2000-2001 tandis que de moins en moins de jeunes sortent du système sans diplôme (200.000 en 1980 contre 100.000 en 2000).

De plus elle revient sur la taille et la forme du trop célèbre « mammouth ». Contrairement aux idées reçues, le ministère de l’Éducation nationale figure parmi les départements ministériels les moins centralisés. Il a par ailleurs accompli un sérieux effort de resserrement des effectifs (baisse de 31,1 % entre 1985 et 2001 dans l’administration centrale). Malgré tout, cette décentralisation correspond plus à la volonté de désenclaver les services parisiens qu’à une réelle politique de responsabilisation locale.

C’est dire que beaucoup de problèmes subsistent. D’abord, écartelées entre administration centrale, académies, rectorats, établissements scolaires, collectivités territoriales, universités..., toutes les décisions restent liées à des procédures très complexes. Finalement les contraintes ou blocages se multiplient et les responsabilités se diluent. Ensuite, il ne faut pas oublier que 15 % des collégiens ne maîtrisent pas le français, que le taux d’accès aux classes de terminale stagne aux environ de 65 % (alors que l’objectif à atteindre s’élève à 80 %) et que la plupart des étudiants sont perdus parmi les 10000 formations différentes proposées par les universités. Autrement dit, la qualité et l’efficacité de l’enseignement sont loin d’être optimales. Enfin, le budget de l’Éducation nationale est le premier de l’État et il ne cesse d’augmenter malgré la diminution du nombre d’élèves. Si cela s’explique par la volonté d’accroître les taux d’encadrement (part croissante des dépenses de rémunération), cela ne justifie pas l’utilisation aléatoire voire obscure de certains fonds...

 
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