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Les métiers de l’environnement
Couvrant des domaines divers, l'environnement fait appel à des professionnels hautement qualifiés aux compétences et aux profils variés dotés aussi de qualités relationnelles (pour faire le lien notamment entre décideurs politiques, biologistes, géologues, hydrogéologues, pédologues, écologistes, juristes, économistes, urbanistes...
En fait, peu de nouveaux métiers émergent (rudologues, écoconseillers...), l'environnement modifie plutôt la pratique de nombreux métiers déjà existants. Ils intègrent progressivement cette nouvelle donnée (qui se généralisera à tous). Par ailleurs, les filières complètes " environnement " sont rares. Les diplômés peuvent teinter d'environnement leurs formations classiques par une formation complémentaire ou par la formation continue après l'embauche.
Les principaux employeurs sont l'État (ministère de l'Environnement, les directions régionales de l'Environnement ou D.I.R.E.N., organismes sous tutelle comme l'A.D.E.M.E., les Agences de l'eau... le ministère de l'Agriculture et de la Pêche, le ministère de l'Équipement et des Transports...), les collectivités territoriales, les entreprises (éco-industries, bureaux d'études et cabinets conseils) et les associations qui, elles, ont surtout recours au bénévolat.
Les deux grands pourvoyeurs d'emplois sont, de loin, les domaines de l'eau et des déchets, mais ils ne peuvent embaucher indéfiniment. Les parcs naturels ne comptent que 5 000 salariés. Par contre, les domaines du sol et de l'air doivent se développer pour se conformer à la législation européenne. Des perspectives s'ouvrent ainsi pour les futurs pédologues, chimistes ou physiciens...
Il y a une vingtaine d'années, l'environnement était perçu comme un eldorado de l'emploi. Or, les formations ont fleuri tandis que les débouchés se révélaient bien inférieurs aux prévisions. Conclusion : on constate quatre fois plus d'étudiants dans ce secteur que d'offres d'emplois.
Soulignons que dans l'environnement les diplômes s'étendent du C.A.P. à bac + 5. Les titulaires de C.A.P., B.E.P., bac professionnel ont les faveurs des petites communes. Les grandes ou moyennes villes privilégieront les bacs + 2 ou + 3 (techniciens en chimie, en biologie... issus de S.T.S., I.U.T. ou I.U.P.). Les jeunes sont souvent recrutés par le biais d'" emplois jeunes ", ils ont intérêt à réagir dès la quatrième année du contrat (cinq ans) pour savoir ce qu'ils deviendront.
À bac + 5 (D.E.S.S., D.E.A.) l'université forme surtout des généralistes se répartissant en nombre limité entre les collectivités locales (sur concours), bureau d'études, cabinets conseils...
Les entreprises industrielles, les grands groupes se tournent de préférence vers les diplômés d'écoles d'ingénieurs plutôt que vers des universitaires scientifiques de même niveau pour leur confier leurs problèmes liés à la pollution, quitte à leur donner un " vernis " environnement par la formation continue.
Réfléchissez bien au domaine qui vous intéresse avant de vous diriger vers une formation et
efforcez-vous d'obtenir de bons résultats.
Parmi les nombreux métiers appliqués à l'environnement, on peut faire une distinction entre généralistes et spécialistes. Les généralistes avec leur formation pluridisciplinaire ont une approche globale des difficultés rencontrées et ils n'hésitent pas à solliciter les spécialistes (ingénieurs, techniciens, professionnels qualifiés) pour intervenir sur un milieu ou un problème précis.