Peintre-décorateurPatines trompe-l'oeil, faux bois, faux marbres, feuille d'or, fresques, mobilier... un échantillon ! Les tendances s'inversent : avec les imitations en tout genre, la peinture décorative sur tout support, les papiers peints subissent un contrecoup. Une opportunité à saisir pour les peintres-décorateurs, s'ils savent bien démarcher les clients potentiels.
Devenir un pro des décors en trompe-l'oil, de la fresque nécessite des connaissances en dessin, la maîtrise des effets de matières et du pinceau... bref, d'être artiste et technicien. Il faut offrir un travail de qualité au fini impeccable tout en étant rapide. Tant pis si les décors réalisés ne vous plaisent guère, le principal c'est la satisfaction du client.
• Formation On ne peut pas parler de formation spécifique, mais plutôt de formations privées, à la carte, d'un prix élevé. Il faut parfois en suivre plusieurs pour affiner une technique ou en apprendre une autre. Elles ont souvent le mérite d'être accessibles à tous (Beaux-Arts ou bâtiment). Se renseigner sur les écoles de peinture décorative. Citons l'Institut Guegan de Quimiac-Mesquer, les ateliers C.R.E.A.R.-I.N.F.A. de Gouvieux, l'École Blot de Reims. Après une formation aux Beaux-Arts, possibilité de passer en trois ans un certificat en décoration peinte à l'École Pivaut de Nantes (admission sur dossier et concours), par exemple. Certains sont titulaires d'un D.M.A. arts du décor architectural, option décor du mur (mosaïque, fresque, laque), d'un B.T.S. plasticien de l'environnement architectural. Les artisans du bâtiment titulaires d'un C.A.P. peinture, agent d'exécution graphiste décorateur, B.E.P. finition, peuvent préparer une M.C. peinture-décoration.
Tapissier-décorateurC'est un métier qui a évolué. Il a pour ancêtres les artisans d'antan qui garnissaient toutes les " commodités de la conversation ". Devenu tapissier d'ameublement au XXe siècle, il se consacre à tous les types de fauteuils, canapés (lits et chaises aussi) contemporains ou de style qu'il rembourre et revêt de tissu ou de cuir. Créations originales, selon les commandes, restauration de modèles anciens, cet artisan s'adonne aux deux en se souciant du confort et de l'esthétique ou en respectant style et matériaux d'époque. La profession s'ouvre désormais de plus en plus à des activités de décoration et il ouvre comme tapissier-décorateur, véritable spécialiste du tissu sous toutes ses formes. Il confectionne des rideaux et stores pour habiller les fenêtres, des dessus de lits, tours de sommiers, têtes de lits pour parer la literie (baldaquins compris), pose des tentures murales, des draperies...
D'une grande sensibilité artistique et maîtrisant parfaitement l'aspect technique, il sait harmoniser les couleurs, les motifs, les matières et composer avec les formes et volumes selon le lieu. Il peut collaborer avec des architectes d'intérieur, des scénographes, des entreprises d'ameublement.
Il peut avoir le statut d'artisan, posséder un atelier-boutique et employer un ou deux tapissiers, ou être indépendant ou salarié d'une enseigne de décoration, d'un atelier, d'une entreprise d'ameublement. Tout dépend de son niveau de formation qui se décline du C.A.P. au D.S.A.A.
• Formation
C.A.P. tapisserie d'ameublement garniture-décor ou C.A.P. ameublement couture-décor qui peut être suivi d'un bac professionnel artisanat et métier d'art, option tapisserie d'ameublement ou d'un B.P. ameublement tapisserie-décoration.
Après un bac S.T.I. arts appliqués, la meilleure filière est le D.M.A. arts de l'habitat, option décor et mobilier, spécialité tapisserie décoration (École Boulle) pouvant déboucher sur un D.S.A.A. design mobilier et produit (et menant à la création-conception) ou encore le D.M.A. arts textiles, spécialité tapisserie.