Les métiers bougent au rythme des avancées technologiques.
Pour s’adapter à ces évolutions, les informaticiens doivent posséder un haut niveau de qualification et se former continuellement.
LES MÉTIERS DE L’INFORMATIQUE
Malgré un léger essoufflement, la nouvelle économie et le passage à l’an 2000 et à l’euro ont fortement dynamisé le recrutement en informatique. Les métiers bougent au rythme des avancées technologiques.
Pour s’adapter à ces évolutions, les informaticiens doivent posséder un haut niveau de qualification et se former continuellement. Les nouvelles technologies, Internet, le commerce électronique, les grands chantiers du passage à l’an 2000 et à l’euro… autant d’événements qui ont contribué au redémarrage du marché de l’emploi en informatique. Vu la pénurie d’informaticiens, le secteur accueillait facilement les débutants.
Mais la période d’euphorie a été moins longue que prévu (2003 ou 2005 pour les plus optimistes). La baisse de la croissance lors du premier semestre 2001 suivie des attentats du 11 septembre a fait craindre le pire pour le secteur des nouvelles technologies (l’e-krach pour la net économie par exemple, les incertitudes qui pèsent toujours dans la branche télécoms…). Il en résulte que le développement de l’informatique est étroitement lié à la conjoncture économique.
En cas de récession, ce secteur est plus touché que d’autres et il s’avère difficile de faire des prévisions à long terme. Cependant, les perspectives d’emplois restent prometteuses car il y a toujours un manque d’informaticiens, mais ce n’est plus dans les mêmes proportions que ces trois dernières années. L’évolution des entreprises vers les nouvelles technologies de communication nécessite davantage de professionnels en informatique. Actuellement, les informaticiens confirmés, spécialistes d’un domaine ou susceptibles de diriger une équipe sont plus sollicités que les jeunes diplômés. Parmi les profils recherchés figurent les ingénieurs réseaux, les chefs de projets, les développeurs/ingénieurs d’études, les intégrateurs, les analystes programmeurs, les consultants… et aussi les métiers liés à la net économie.
La relance privilégie non seulement les ingénieurs, les diplômés à bac + 5 (notamment pour la conception, l’installation de nouveaux systèmes) mais aussi les techniciens supérieurs pour l’adaptation, la gestion et la maintenance. Ces derniers sont d’ailleurs appréciés par les P.M.E.-P.M.I. (qui n’ont pas les moyens d’engager un ingénieur) par leur côté opérationnel sur le champ. Pour les jeunes en quête d’une orientation, l’informatique – devenue incontournable dans tous les secteurs – demeure un choix pertinent. Il leur est conseillé de se tourner plutôt vers des formations longues que vers des formations courtes car des connaissances insuffisantes entravent leur progression de carrière (à moins qu’ils ne renouent avec les études).
Les perspectives d’embauche se situent principalement dans les S.S.I.I. (sociétés de services d’ingénierie informatique) qui regroupent les sociétés d’ingénierie, de conseil, de formation (elles réalisent aussi et vendent des logiciels… et connaissent une forte rotation de personnel), dans les entreprises utilisatrices (secteurs banque-assurances, finance, industrie, grands groupes…), dans une moindre mesure chez les éditeurs (production et vente de logiciels standard, de progiciels). Quant aux distributeurs, ils ne recrutent pas spécialement des informaticiens pour revendre les matériels (cependant cela tend un peu à s’inverser). La recherche et l’enseignement n’attirent guère avec des rémunérations peu motivantes. Si les start-up ont perdu de leur attrait auprès des jeunes diplômés après l’effondrement du Nasdaq (très nombreuses fermetures et dégraissages), des débouchés existent toujours pour ceux qui veulent s’y aventurer (c’est toujours une expérience).