L’horizon s’éclaircit pour les futurs médecins. Le vieillissement de la population induit une plus forte médicalisation et, en même temps, les départs massifs à la retraite prévus pour 2008-2010 ne seront pas comblés par le nombre limité d’étudiants présentement en formation.
LES MÉTIERS DU SECTEUR MÉDICAL ET DE LA RECHERCHE
Le milieu médical est toujours en effervescence comme en témoignent les dernières grèves, cependant la santé reste malgré tout un secteur d’avenir très prisé par les femmes. Le chômage y sévit peu.
Les perspectives d’emploi
L’horizon s’éclaircit pour les futurs médecins. Le vieillissement de la population induit une plus forte médicalisation et, en même temps, les départs massifs à la retraite prévus pour 2008-2010 ne seront pas comblés par le nombre limité d’étudiants présentement en formation. Si le numerus clausus augmente quelque peu chaque année, il demeure très surveillé. Des régions actuellement surmédicalisées comme le Languedoc-Roussillon ou la Provence-Alpes-Côte-d’Azur alors que d’autres sont déficitaires (Nord-Pas-de-Calais, Centre), pourraient en 2020 manquer de praticiens. Certains réussiront donc à se faire une place au soleil !
Mais, en attendant, méfiez-vous : les règles du jeu ont changé. Les médecins libéraux ont des revenus moins appréciables qu’auparavant et ils sont de plus en plus encadrés, la politique de maîtrise des dépenses de santé a ses contraintes… Mais la sempiternelle nécessité d’équilibrer les comptes de la Sécurité sociale touche aussi les pharmaciens d’officine, les directeurs de laboratoires d’analyses médicales qui voient fondre leurs bénéfices. Cependant, la conjoncture est plus favorable pour les sages-femmes qui profitent de la pénurie de gynécologues-obstétriciens tandis que les dentistes voient leurs revenus baisser.
Hormis l’aventure en libéral, médecins et pharmaciens peuvent emprunter d’autres voies (salariales) : l’hôpital, le secteur de la prévention plus ouverts aux premiers qu’aux seconds qui y sont peu nombreux.
L’hôpital manque de spécialistes surtout en chirurgie générale, en anesthésie. Des postes restent vacants dans certains hôpitaux (peu attirants pour différentes raisons) et sont confiés à des médecins étrangers sous-payés hélas. Les services d’urgence recherchent des anesthésistes, des radiologues, des obstétriciens. Des besoins existent en médecine préventive, scolaire et du travail où le recrutement se fait au compte-gouttes faute de budget suffisant. Les urgences et l’humanitaire sont destinés aux plus résistants, la recherche est accessible aux éléments les plus brillants. Médecins et pharmaciens trouvent des débouchés dans l’ingénierie médicale, l’industrie pharmaceutique (en recherche-développement, production, marketing, communication scientifique) à condition d’avoir suivi un troisième cycle en gestion, marketing, statistiques…