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Recherche

Biologie, chimie, médecine, agriculture, physique, sciences humaines… les chercheurs se situent dans tous les domaines où ils sont susceptibles de faire progresser l’état des connaissances. Si la recherche vous attire, attendez-vous à de très longues études

Pour vous encourager : il y a plus de chercheurs que de Prix Nobel !
À chacun son domaine de prédilection Agronomes, archéologues, astronomes, botanistes, chimistes, démographes, ethnologues, géologues, historiens, linguistes, océanologues, physiciens, sociologues, volcanologues, zoologistes… tous sont chercheurs dans un domaine de compétences bien spécifique, généralement le domaine choisi correspond à une passion ou à un centre d’intérêt.
À vous aussi de faire la distinction entre recherche fondamentale (à l’origine des grandes découvertes notamment) et recherche appliquée qui, elle, s’appuie sur les résultats de la première pour aboutir à des applications pratiques.
La recherche a pour cadre l’université ou un organisme public.
Deux types d’organismes se partagent d’ailleurs le secteur de la recherche publique. Ce sont neuf établissements à caractère scientifique et technologique (E.P.S.T.) :


  • le C.E.M.A.G.R.E.F. pour le génie rural

  • le fameux C.N.R.S

  • l’I.N.E.D. pour la démographie

  • l’I.N.R.A. pour l’agronomie;

  • l’I.N.R.E.T.S. pour les transports et la sécurité ;

  • l’I.N.R.I.A. pour l’informatique et l’automatique ;

  • l’I.N.S.E.R.M. pour la santé et la recherche médicale ;

  • le L.C.P.C. (Laboratoire central des Ponts et Chaussées)

; et les sept établissements à caractère industriel et commercial (E.P.I.C.) :

  • l’A.D.E.M.E. pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie ;

  • le B.R.G.M. pour les recherches géologiques et minières ;

  • le C.E.A. pour l’énergie atomique ;

  • le C.N.E.S. pour les études spatiales ;

  • le C.I.R.A.D. pour la recherche agronomique ;

  • l’I.F.R.E.M.E.R. pour l’exploitation de la mer ;

  • l’O.N.E.R.A. pour l’aérospatiale.

Ajoutons à cette liste quelques fondations comme l’Institut Pasteur (lutte contre les maladies) et l’Institut Curie (lutte contre le cancer).
Mais la recherche (appliquée) est d’une importance capitale dans des entreprises industrielles privées où l’innovation, le développement de produits nouveaux contribuent aux bons résultats financiers.
Certaines entreprises disposent de laboratoires de recherche et consacrent un budget pour la recherche. On assiste à des rapprochements entre recherche publique et recherche privée et la coopération passe aussi bien par des contrats de partenariat (entre un organisme public et une P.M.E. ou une grande entreprise).

Dans l’industrie pharmaceutique, la recherche c’est l’avenir et le nerf de la guerre. Ce sont les nouveaux médicaments qui rapportent le plus (les Français passent pour des champions de la consommation !) sans oublier que de la découverte du principe actif à la diffusion (après l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché), douze à quinze ans peuvent s’écouler.
Recherche publique ou recherche privée… le choix revient aux futurs docteurs, mais il dépend fortement du sujet de la thèse et du laboratoire envisagé (qui peut par exemple avoir des rapports avec le privé). En outre, le recrutement se fait souvent par le biais des relations. Débouchés: tout dépend de la discipline
C’est le secteur des entreprises qui offre le plus de débouchés aux jeunes docteurs (généralement avec un C.D.D.) ; viennent ensuite les établissements d’enseignement supérieur, puis les organismes de recherche. Une bouffée d’oxygène du côté des organismes publics : un déferlement de départs à la retraite pour 2004-2010 permettra aux jeunes docteurs de profiter de cette aubaine.
Parallèlement, la fuite de nos cerveaux à l’étranger s’amenuisera! Les docteurs en mathématiques, informatique, électronique, automatisme, mécanique, génie électrique ou civil, ou encore physique connaissent un bon taux d’insertion dans les entreprises.
Par contre, la situation est moins favorable dans les entreprises pour les jeunes chercheurs en sciences de la terre et l’univers, en chimie ; mais le taux de recrutement dans les organismes publics contrebalance cet effet. Évidemment, pour les docteurs en lettres, langues, sciences humaines, droit, économie et sciences sociales, l’enseignement s’avère le principal débouché. Le taux des « sans emploi » et des situations précaires se dégrade même pour les juristes et les économistes.

Études : bac + 8 minimum pour la recherche publique

Devenir chercheur dans un organisme public ou enseignant-chercheur passe par l’obtention du doctorat, soit huit ou neuf ans d’études après le bac. De plus, il est conseillé de compléter sa formation par un stage post-doctoral à l’étranger, notamment pour les scientifiques désirant intégrer un organisme public.
Autre recommandation : la maîtrise de l’anglais est incontournable pour communiquer et consulter des revues et documents.

Pour de plus amples renseignements sur les métiers et les formations, reportez-vous aux dossiers consacrés aux métiers de la chimie, métiers de la biologie et de la physique, métiers des sciences de la terre, les métiers de la psychologie et de la sociologie.


Voici toutefois quelques métiers :


Chercheur agronome

Souvent chercheur doublé d’un ingénieur, il travaille pour un organisme de recherche comme l’I.N.R.A. (Institut national de la recherche agronomique), le C.I.R.A.D. (l’agronomie des régions chaudes)… Développer des espèces végétales, indiquer les céréales les plus adaptées à tel ou tel sol, découvrir des traitements pour vaincre les maladies de la vigne, des arbres fruitiers, améliorer les espèces animales, ainsi que les techniques de conservation des aliments… les centres d’intérêts ne manquent pas.
Une autre face de son métier c’est d’apporter aides et conseils aux éleveurs et agriculteurs en métropole, mais également dans les pays en voie de développement (Afrique), en Amérique latine, en Amérique centrale, en Asie… Bref, il s’efforce d’améliorer les produits, le rendement, les techniques tout en préservant l’environnement.
• Formation Écoles d’ingénieurs, D.E.A. suivi d’une thèse de doctorat.


Enseignant-chercheur

Deux casquettes pour le prof de fac qui mène de front deux activités : enseignement et recherche.
L’enseignement, aux horaires volontairement allégés, en prévision des activités de recherche, se déroule sous forme de cours magistraux (128 heures par an) ou de travaux dirigés (192 heures par an) ou de travaux pratiques (288 heures par an) pour le maître de conférence. Le professeur des universités assure le même nombre d’heures de cours magistraux.
La recherche permet de se documenter dans sa spécialité, de publier des articles, de participer à des conférences, des colloques.
L’enseignant-chercheur est aussi sollicité pour participer à des jurys de concours, assurer des responsabilités administratives (plus lourdes pour le prof des universités). Il peut encore être habilité à diriger les travaux de recherche des étudiants (mémoires de maîtrise, de D.E.A., thèses de doctorat).
• Formation Première étape, le doctorat. Puis vous présentez le concours de maître de conférence (inscription sur une liste nationale, sélection par le Conseil national des universités, consultation des postes disponibles et envoi de candidature en vue d’un entretien…). Vous passez ensuite une habilitation à diriger des recherches. Ultérieurement, vous présentez le concours de professeur des universités. Ces concours prennent en considération les travaux de recherche et les autres activités du postulant.


Généticien

Le champ d’application du génie génétique s’agrandit en permanence: manipulations génétiques (procréation médicalement assistée, fécondation in vitro), organisme génétiquement modifié (O.G.M.), clonage de la brebis Dolly. Mais ces applications très médiatisées posent parallèlement des problèmes d’éthique très complexes. Ainsi, pour éviter tout dérapage, en France la loi Guigou encadre la bioéthique, mais…
Science de l’hérédité, la génétique s’intéresse particulièrement aux mécanismes de la transmission héréditaire.
Une découverte comme le décryptage de la carte génétique humaine se révèle capitale en terme d’avancées scientifiques et de retombées économiques. La connaissance des gènes permettra de lutter contre les maladies via notamment la thérapie génique.
Dans le domaine de la santé, certains se propulsent déjà dans l’ère de l’après-génome avec une nouvelle médecine et une nouvelle pharmacie ! La génétique trouve des applications dans de nombreux secteurs : l’agriculture et l’agroalimentaire (maïs transgénique et autres et céréales), la criminologie (grâce aux empreintes génétiques on remonte aux auteurs de viols).
• Formation D.E.A. suivi d’un doctorat en génétique. Possibilité de se spécialiser dans un secteur d’application grâce à une formation complémentaire.


Formations à la recherche

Obtenir un D.E.A., préparer une thèse, choisir un laboratoire, gérer ses relations avec son directeur de recherche ; l’itinéraire qui mène à la recherche est long et plein d’obstacles.

Le D.E.A. (diplôme d’études approfondies),
diplôme de base, est accessible après la maîtrise, un diplôme d’ingénieur ou d’une autre grande école. Mais le doctorat s’impose pour devenir chercheur.
Vous devez préparer votre thèse dans une école doctorale quelle que soit votre filière d’enseignement supérieur (fac, école d’ingénieurs…).
Pluridisciplinaires, ces écoles ont pour priorité la préparation de l’avenir professionnel des futurs docteurs. En plus des formations scientifiques de haut niveau, elles incitent les thésards à s’ouvrir à d’autres disciplines et proposent des séminaires de sensibilisation au monde de l’entreprise (doctoriales).
Pour se renseigner sur ces écoles : http :/www.education.fr/contrats.
Après leur doctorat, beaucoup de jeunes diplômés partent à l’étranger compléter leur formation par un stage post-doctoral. Donc comptez huit ou neuf ans d’études post-bac pour atteindre l’objectif en s’efforçant de bénéficier d’aides financières.

UNIVERSITÉ

La majorité des chercheurs « passe » par l’université qui a pour mission, entre autres, d’assurer la formation doctorale des étudiants.
Après deux années de D.E.U.G., l’enchaînement classique est : licence (un an), maîtrise (un an), D.E.A. (un an), puis doctorat.
La recherche en sciences humaines, aux débouchés très limités, implique, pour une meilleure insertion, des compétences en informatique, documentation, langues, sciences. Songez-y dès le début de vos études.
La recherche en médecine et en pharmacie sous-entend généralement un passage par la fac de sciences.
En maîtrise, sélectionnez soigneusement vos sujets et visez une mention. Lors du D.E.A., optez pour un laboratoire réputé et pensez à effectuer un stage dans un organisme public.

GRANDES ÉCOLES


• Les E.N.S. (Écoles normales supérieures)

Elles disposent de grands centres de recherche très liés aux universités. L’accès à ces écoles étant très sélectif (après deux ans de classes prépas), elles forment des enseignants de haut niveau et des chercheurs tournés vers la recherche fondamentale.
On en compte quatre : l’E.N.S. d’Ulm (lettres, informatique, chimie, géologie, biochimie…), l’E.N.S. de Lyon (sciences de la terre et de la vie, informatique, physique, chimie…), l’E.N.S. de Cachan (méca- nique, génie civil, biologie…) et l’E.N.S. lettres et sciences humaines de Lyon (lettres, sciences sociales…).

• Les écoles d’ingénieurs

Elles possèdent, pour la plupart, des laboratoires de recherche souvent en partenariat avec des universités et des entreprises. Beaucoup préparent à un D.E.A. et une quarantaine à un doctorat.

• Les grandes écoles de commerce

Elles sont bien moins nombreuses à s’investir dans une activité de recherche.

• Autres grandes écoles

D’autres écoles possèdent un cycle de spécialisation à la recherche ouvert aux diplômés de troisième cycle.
C’est le cas de l’E.H.E.S.S. (École des hautes études en sciences sociales) à Paris, de l’E.P.H.E. (École pratique des hautes études) à Paris, du C.N.A.M. (Conservatoire national des Arts et Métiers), le Muséum national d’histoire naturelle…

Aides financières

Un étudiant sur deux bénéficie d’une aide pour préparer sa thèse. Les principales aides publiques sont les allocations de recherche, les conventions industrielles de formation par la recherche (C.I.F.R.E.) qui, elles, permettent aux futurs docteurs d’effectuer leur thèse en entreprise en menant un programme de recherche et développement en liaison avec un laboratoire public ou privé.
Renseignements : Association nationale de la recherche technique, Service C.I.F.R.E., 41, boulevard des Capucines, 75002 Paris, tél. 01 55 35 25 50, www.anrt.asso.fr.
Ces aides peuvent être complétées par les bourses d’organismes de recherche. Des aides peuvent être accordées par les collectivités territoriales ; s’adresser aux conseils régionaux finançant des bourses de doctorat.
Des bourses du ministère des Affaires étrangères peuvent être attribuées à des doctorants ou post-doctorants voulant parfaire leur formation à l’étranger. Contactez le ministère des Affaires étrangères, bureau de la formation des Français à l’étranger, 244, boulevard Saint-Germain, 75003 Paris Cedex 07SP, tél. 01 43 17 66 99, www.france.diplomatie.fr.
Adresse utile : www.education.fr, rubrique aides à la formation doctorale.