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Sciences de la terre

Sciences de la terre ou géosciences sont des termes couramment employés pour parler de cette science si riche et étendue qu'est la géologie. Elle se situe en effet au confluent de différentes disciplines : géographie, biologie, physique, mécanique des sols, mathématiques, informatique...


(géologie, géophysique, océanologie)



GÉOLOGIE - GÉOPHYSIQUE

On distingue deux domaines étroitement imbriqués avec, pour chacun, sa propre formation : la géologie et la géophysique-géochimie.
La géologie étudie la composition, la structure, l'histoire (en remontant à des millions d'années) et l'évolution de la terre. Elle englobe toute une palette de disciplines fondamentales pour les unes, plus axées sur la géologie appliquée pour les autres.
De l'astrophysique à l'océanologie (dont nous parlerons plus loin) en passant par la pédologie, la minéralogie, la stratigraphie, la pétrologie, la paléontologie, la géodynamique, la volcanologie, l'hydrologie... voici une énumération du vaste champ d'études du géologue.
La géophysique applique les principes et les méthodes de la physique pour étudier les propriétés mécaniques, magnétiques, électriques du globe terrestre. Elle se base essentiellement sur des mesures effectuées à l'aide d'instruments. Elle s'intéresse notamment aux phénomènes électriques, à la radioactivité, aux variations du champ magnétique dans les couches de terrain.

Un vaste champ d'action...
pour des débouchés limités


Rechercher des fossiles c'est l'affaire du paléontologue, ausculter la terre, celle du géophysicien ; la réalisation des cartes géologiques revient au cartographe, le temps au météorologiste, l'étude des volcans au volcanologue. À chaque branche géoscientifique correspond un métier et toutes ces professions ont pour dénominateur commun la Terre. Une fois le diplôme en poche, la principale préoccupation devient l'emploi.
Intégrer la vie active pour y exercer le métier qui vous passionne en sciences de la terre n'est, hélas, pas évident du tout. En recherche fondamentale, les places sont rares et sélectives. À moins de s'être fait repérer pour sa vocation de chercheur, d'avoir bien choisi son laboratoire pour espérer décrocher une place de chercheur dans un grand organisme (C.N.R.S., Muséum national d'histoire naturelle, I.R.D.C. [Institut de recherche pour le développement], B.R.G.M. [Bureau de recherche géologique et minière], I.N.R.A.), les chances de recrutement sont limitées.
L'enseignement peut tenter certains diplômés, les universités les emploient - en petit nombre - des chargés de cours et des maîtres de conférences.
La recherche appliquée est un peu plus ouverte et les chercheurs ont intérêt à prospecter de ce côté-là ou à étoffer leurs connaissances en se formant à une spécialité plus répandue.
Les compétences des géologues et des géophysiciens sont indispensables dans bien des domaines : génie civil, aménagement du territoire, environnement, hydrogéologie, tourisme, préservation des ressources naturelles. C'est là que se concentrent les principaux débouchés, mais la percée tarde à s'opérer.
Des équipes de géologues, géophysiciens, géotechniciens, hydrogéologues, chimistes ou biologistes (selon les problèmes soulevés) sont sollicitées pour faire accepter un site de construction (immeuble, barrage, autoroute, tunnel, métro...), détecter des nappes d'eau pour l'irrigation des cultures, déterminer des sites de décharge pour le stockage des déchets nucléaires et toxiques... Mais ces équipes concernent de petits effectifs.
L'activité minière poursuit son déclin et, avec les aléas de la politique mondiale, l'exploitation pétrolière ne permet guère de faire des prévisions à long terme.
Les géoscientifiques ont une formation de haut niveau : bac + 5. À l'université, vous pouvez vous spécialiser au niveau de la licence. Il existe quelques diplômes professionnels à bac + 4 (M.S.T., diplôme d'I.U.P.) et beaucoup d'étudiants visent un D.E.S.S. Les futurs chercheurs opteront pour un D.E.A. et passeront une thèse de doctorat (au minimum trois ans d'études supplémentaires). Rappelez-vous que la recherche n'a pas de frontières, notamment en géologie, et que les collaborations internationales se pratiquent aussi. L'anglais est incontournable (publication dans des revues scientifiques) et la maîtrise de l'informatique s'impose.
Les diplômés d'écoles d'ingénieurs sont appréciés des employeurs qui les trouvent plus rapidement opérationnels que les « universitaires ».


 
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