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Production industrielle

Donc, toute industrie fait appel à des ingénieurs de recherche-développement, d’études, des méthodes, d’essais-contrôle, de gestion de production, à des techniciens supérieurs (pour collaborer avec les ingénieurs), à des techniciens mais aussi à des conducteurs, des opérateurs, des ouvriers qualifiés et spécialisés (en fabrication surtout), des technico-commerciaux…
Ainsi, l’industrie recherche des ingénieurs, des cadres, mais également des techniciens et des ouvriers spécialisés car il y a pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les niveaux de formation requis grimpent et vont des C.A.P.-B.E.P. (avec une préférence pour les bacs professionnels toutefois) au diplôme d’ingénieur généraliste ou spécialisé. Les formations en alternance prisées par les industriels représentent un moyen de mettre le pied à l’étrier.
Confrontée à un avenir incertain, à la concurrence, aux avancées technologiques, l’industrie est toujours en pleine mutation et a fréquemment recours à l’intérim. Techniciens et ouvriers qualifiés débutent souvent dans la vie active par ce biais, synonyme de précarité. Cela permet néanmoins d’étoffer rapidement un C.V., de multiplier les expériences et, pourquoi pas, d’être embauché si l’intérim sert de mode de prérecrutement.
Dans l’industrie, les emplois évoluent avec les progrès technologiques (des métiers apparaissent, disparaissent, se transforment), les recruteurs privilégient les candidats au top de la technologie ; l’expérience compte parfois plus que le diplôme. Des compétences multiples (électronique, mécanique, matériaux, automatisme, informatique industrielle…) sont appréciées ; la formation continue est conseillée pour favoriser l’évolution de carrière, se recycler. De l’ouvrier qualifié à l’ingénieur, on attend de chacun qu’il fasse preuve – à son niveau – d’autonomie, d’adaptabilité, de responsabilité, d’esprit d’équipe, du sens de la communication.
Visant la sécurité et autres avantages, les jeunes diplômés se tournent d’abord vers les grands groupes industriels alors que les P.M.E.-P.M.I. recrutent aussi et ne sont pas à négliger. Dans les petites entreprises, la tendance est au cumul des fonctions (contrairement aux grandes entreprises où les postes sont bien définis), ce qui est loin d’être un inconvénient quand ils changent de société.
Les rémunérations varient aussi d’une industrie à l’autre ; vous gagnerez plus dans l’électronique que dans le textile, mais le manque de postulants, l’ancienneté jouent aussi.

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