LE SPORTLes grands animateurs du sport, dont la forme physique est la première qualité, sont les
éducateurs sportifs. On en répertorie environ 45000 qui officient dans des établissements divers, maisons des jeunes et de la culture (MJC), fédération, salles de remise en forme… Certains sont installés à leur compte.
En règle générale, ils enseignent le sport dont ils ont fait leur spécialité parmi près de 100 disciplines allant de l’aïkido à la voile en passant par le billard, l’escrime, le football, le hockey, le squash…
Le terme « éducateur » est rarement utilisé au quotidien. On parle plus volontiers de
professeur (de judo, de gym), de
moniteur (de ski, de plongée), d’
accompagnateur (de haute montagne), d’
entraîneur (pour les sports d’équipe), de
conseiller (en musculation et entretien du corps) et enfin d’
instructeur (vol libre, vol moteur). Et toutes ces appellations varient encore selon le lieu d’exercice car chaque fédération a son propre vocabulaire.
Les éducateurs participent à l’installation du matériel, assurent la sécurité, organisent les compétitions, donnent des conseils, imaginent des chorégraphies ou trouvent des itinéraires de randonnée par exemple. Ceux qui sont indépendants gèrent même une véritable affaire ; soumis à la concurrence, ils démarchent les élèves, fidélisent leur clientèle, offrent des formules et tarifs intéressants…
Beaucoup sont obligés de cumuler plusieurs emplois pour parvenir à « remplir » un temps plein. La plupart des heures de cours sont limitées et contraignantes : le soir, le week-end, le mercredi après-midi, pendant les vacances. De plus, nombre de disciplines sont saisonnières. Il est fréquent qu’un moniteur de ski l’hiver se transforme en guide de randonnée l’été. Mieux vaut être capable d’assurer l’enseignement d’au moins deux activités pour gagner sa vie toute l’année.
Un éducateur efficace doit s’adapter aux besoins et aux exigences d’un public très varié. Il ne conduit pas ses séances de la même façon selon qu’il encadre des débutants, des initiés, des petits ou des adolescents. Il doit satisfaire autant celui qui recherche la performance que celui qui souhaite se détendre.
Il faut par ailleurs tenir compte autant des conditions climatiques que des phénomènes de mode : regain d’intérêt pour le foot dans le contexte de la coupe du monde ou de la natation en été, grande vogue du trekking et des sports de l’extrême. Les débouchés sont assurés, paraît-il, dans le ski, le canoë-kayak, l’équitation et le judo.
Au total ce métier difficile ne s’exerce pas toute une vie. Comme tous les professionnels du sport, les éducateurs ne peuvent éviter de se reconvertir au bout d’une quinzaine d’années.
• Formation le DEUG STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) associé à un diplôme de ligue régionale ou de fédération permet d’encadrer des activités physiques et sportives au niveau initiation dans des centres de loisirs ou des petits clubs.
La LP « médiation sportive » ou les DEUST « métiers de la forme » et « animation de loisirs sportifs, option nautisme et randonnée » visent à développer des compétences d’animateur sportif.
Mais c’est le BEES (brevet d’éducateur sportif) qui reste le seul diplôme reconnu autorisant à travailler contre rémunération.
S’il existe environ 70 BEES (activités physiques pour tous, aviron, boxe, handicapés physiques et sensoriels…), toutes les disciplines n’en sont pas pourvues.
Chaque BEES comporte trois degrés. Le premier forme les spécialistes d’une activité, autrement dit les éducateurs ; le second conduit aux fonctions de cadre et le troisième est réservé aux experts tels que les entraîneurs nationaux .
Des préparations au BEES sont assurées dans le cadre des CREPS (Centres régionaux d’éducation populaire et de sport), des DDJS (Directions départementales de la jeunesse et des sports) et de l’INSEP (Institut des métiers de la forme) notamment.