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Animation


LES LOISIRS


Les personnes qui donnent vie à tous les projets ludiques, culturels, éducatifs et parfois sportifs sont appelées, selon les structures, animateurs de loisirs, animateurs techniciens ou encore animateurs socio-culturels (voir à ce sujet le dossier « Les métiers du social », « Les professions de l’animation »).
Ils répondent présents dès qu’il s’agit d’organiser des sorties, de préparer des carnavals ou festivals, d’initier petits et grands aux arts plastiques, au théâtre, au bricolage, à l’internet…
Souvent jeunes, ils n’ont guère plus de 30 ans en moyenne, car le métier demande de l’energie et d’être proche du public, majoritairement des adolescents. Après une dizaine d’années sur le terrain, si beaucoup partent vers d’autres horizons, quelques-uns rejoignent les bureaux pour devenir coordinateurs d’équipe ou directeurs de centres.
Ils interviennent en premier lieu dans les associations, leur employeur n°1 puis dans les camps d’adolescents, centres de plein air, clubs de quartiers…
Ces anims, monos, médiateurs et chefs de groupe tissent des liens entre les gens, participent à l’insertion sociale et l’apaisement des conflits, assurent sécurité et surveillance, montent des projets pédagogiques. En colonie, il peuvent être amenés à prendre la tête d’une balade en forêt ou d’un atelier de sculpture sur sable. Dans les MJC, ils s’occupent aussi bien de l’accueil du mercredi après midi pour les collégiens que du ciné club, de la ludothèque ou des cours de poterie.
Inutile de préciser que disponibilité, sociabilité, patience, créativité, gentillesse et autorité sont essentielles. Il faut savoir gérer les problèmes de comportement de certains, les rivalités dans les équipes, le stress de la préparation d’une sortie et de surcroît maîtriser au moins une activité soit dans le domaine des sports (appartenir à une équipe de foot, pratiquer le tennis à haut niveau par exemple), soit dans le domaine des arts et des sciences (dessin, instrument de musique, informatique).
Face à la demande croissante d’un public grand consommateur de loisirs, les perspectives d’emploi abondent, à condition d’accepter des statuts précaires… Pourtant, longtemps réservé aux amateurs, bénévoles occasionnels, étudiants arrondissant leur fin de mois pendant l’été, le métier se règlemente. Ainsi le travail du médiateur de quartier s’oriente vers les personnes en difficultés (chômeurs, jeunes déliquants…). Il a alors l’obligation de se former afin de pouvoir répondre à des questions précises sur les aides sociales, les places en foyer, les démarches administratives à suivre pour obtenir un logement ou une pension. De même seuls des peintres ou des danseurs, professionnels, intermittents du spectacle, sont recrutés pour animer des ateliers de peinture ou de danse par exemple.

• Formation il y a des diplômes non professionnels qui attestent d’une aptitude et d’une expérience d’animateur. Ils constituent une bonne entrée en matière. Les incontournables BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) et le BAFD (brevet d’aptitude aux fonctions de directeur de centre de vacances et de loisirs), délivrés par la direction départementale de la jeunesse et des sports, permettent d’exercer à titre occasionnel dans les centres de vacances et de loisirs.
Les intéressés ont intérêt à se diriger ensuite vers les diplômes professionnels du ministère de la Jeunesse et des sports, tels que le BAPAAT (brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien), le BEATEP (brevet d’Etat d’animateur de l’éducation populaire et de la jeunesse) et l’expérimental-car mis en place en 2002- BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport).

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