Les
guides-interprètes sont les spécialistes des splendeurs du patrimoine culturel. Ils prennent en charge les visteurs dans les musées et monuments de France. Employés à la vacation par les offices de tourisme et les agances de voyages, ils doivent posséder leur carte professionnelle soit nationale (valable sur tout le territoire), soit régionale (valable uniquement dans la région de délivrance).
Il s’agit surtout de femmes (enseignantes, retraitées) qui en font une occupation d’appoint, d’autant qu’elle reste suspendue à l’attrait touristique de l’endroit et aux langues pratiquées : Paris et le japonais sont plus rentables que Lille et le tchèque !
Un bon guide-interprète connaît ses circuits, possède de bonnes bases en histoire, en art et en géographie, est capable de raconter des anecdotes qu’il fait varier : des adultes en séjour culturel seront plus exigeants qu’un groupe d’adolescents en vacances. Qu’il désigne ce qu’il y a à voir depuis un bus ou qu’il arpente les rues, il lui faut une bonne dose de résistance physique (pour marcher plusieurs kilomètre chaque jour par tous les temps) et psychique (pour supporter les touristes grincheux).
• Formation pour obtenir la carte professionnelle de guide-interprète national, il faut suivre un cursus d’un an à l’université ; il s’adresse aux titulaires d’un BTS « animation et gestion touristiques locales », des DEUG arts, LLCE (langues, littérature et civilisations étrangères) ou LEA (langues étrangères appliquées).
La carte professionnelle de guide-interprète régional est délivrée directement aux titulaires du BTS « animation et gestion touristiques locales » ayant obtenu au moins 12/20 aux épreuves professionnelles de synthèse. Les régions peuvent également organiser leurs propres concours de recrutement à niveau bac+2. Dans ce cas, il faut se renseigner auprès des préfectures de région ou des comités régionaux du tourisme.
Les
guides-accompagnateurs quant à eux organisent des voyages-sensation ou des circuits-découverte. Ils se retrouvent principalement à l’étranger où ils accueillent et gèrent les activités des vacanciers telles que camper avec des bédouins, suivre la route des épices en Asie ou vivre comme les chasseurs des steppes. La plupart du temps mandatés par les tour opérateurs, ils s’assurent que tout se passe bien, vérifient les réservations d’hôtel, contrôlent la régularité des papiers, s’occupent du rapatriement en cas d’accident.
Aussi passionnante que paraisse cette fonction, elle n’en demeure pas moins astreignante et réservée à quelques privilégiés ayant réussi à se placer parce qu’ils ont su proposer un produit de qualité. Le guide-accompagnateur n’est pas un aventurier du hasard mais un technicien capable de tout planifier.
• Formation il n’y a pas de diplôme spécifique pour devenir guide-accompagnateur ; le métier concerne surtout des animateurs, des diplômés de langues ou d’histoire, d’anciens salariés d’agences de voyages reconvertis. De toute façon, les galons se gagnent sur le terrain.