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Animation


LA CULTURE


Une collectivité locale qui s’engage à animer son patrimoine et à le présenter au public, reçoit du ministère de la Culture le label « Ville ou Pays d’art et d’histoire ». Elle sollicite alors par voie de concours un animateur du patrimoine. Sa mission consiste à développer le tourisme culturel de la ville. Pour cela, il met en place des visites générales ainsi que des services éducatifs à l’intention du public jeune. Il répertorie et met à disposition les informations sur l’histoire locale, sensibilise les habitants à leur cadre de vie, accueille des étudiants étrangers…
Les municipalités recrutent au compte-gouttes et ne font aucune publicité sur les avis de concours, obligeant les candidats à prospecter eux-mêmes dans les mairies. Même si le métier s’intègre dans le développement des activités culturelles, il reste assujetti au déblocage de crédits, donc fragile.

• Formation pour accéder au concours de recrutement, il faut être titulaire soit d’une licence d’histoire ou d’histoire de l’art, soit d’un diplôme de l’Ecole des Chartes ou de l’Ecole du Louvre ; les diplômés en architecture peuvent aussi tenter leur chance.
Les épreuves consistent en un écrit sur l’histoire de la ville, un oral de mise en situation, la présentation de deux dossiers et un entretien de motivation.


Pour finir, à la frontière entre tourisme, loisirs et culture, apparaissent les médiateurs culturels. Leurs attributions sont très variées. Ils reçoivent le public dans les musées, assistent les concepteurs d’expositions, sollicitent les artistes pour animer des ateliers d’art, réunissent des fonds, organisent des manifestations thématiques, valorisent le patrimoine culturel en programmant des événements précis (fête du vin pour visiter des caves prestigieuses, concours d’improvisation théâtrale dans des arènes romaines, course au trésor dans le château médiéval…).
Voilà qui demande dévouement, sens du contact et de la communication, sans oublier un goût pour les arts et les lettres relayé par de solides connaissances. Il faut être capable de distinguer les mouvements picturaux, de dater les grands événements historiques, de se plonger dans les archives pour trouver des idées…
Travaillant pour les villes, le ministère de la Culture, les musées nationaux ou municipaux, les médiateurs sont rarement fonctionnaires à temps plein. Les emplois restent contractuels et beaucoup avaient été octroyés jusqu’à présent à des emplois jeunes. L’heure étant plutôt aux restrictions budgétaires, non renouvellement des contrats et limitations des dépenses secondaires (donc culturelles !), les perspectives sont décevantes. Les postes demeurent évolutifs, par conséquent instables et n’aident pas à faire carrière. Ce n’est guère motivant quand on a étudié longtemps…

• Formation il n’y a pas de recrutement à moins de bac+2 ou bac+3 ; il favorise les diplômés de l’université, notamment ceux qui ont obtenu une maîtrise d’histoire de l’art ou archives et patrimoine, un DEA muséologie et médiation culturelle, un DESS développement culturel ou administration culturelle. La faculté d’Aix-Marseille propose une MST « médiation culturelle ».
Sont appréciés aussi les anciens élèves de grandes écoles comme l’Ecole du Louvre, l’Ecole des Chartes et surtout l’Ecole nationale du patrimoine qui forme les futurs conservateurs.




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