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Diplômes

On appelle diplôme le titre ou le grade obtenu à l’issue d’un cursus d’études ou d’une formation qualifiante. En France, l’attribution des diplômes reste une prérogative d’État.


Diplômes

On appelle diplôme le titre ou le grade obtenu à l’issue d’un cursus d’études ou d’une formation qualifiante. En France, l’attribution des diplômes reste une prérogative d’État. Ils sont classés, en référence aux conventions collectives, de I à V par niveaux décroissants:


  • niveau V: brevet; C.A.P.; B.E.P.;

  • niveau IV: bac (général, technologique, professionnel); B.T.;

  • niveau III (bac + 2): D.E.U.G.; B.T.S.; D.U.T.;

  • niveau II (bac + 3, + 4): licence; maîtrise;

  • niveau I (bac + 5 et au-delà): grandes écoles, diplômes d’ingénieur; D.E.A.; D.E.S.S.
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Seuls les diplômes élaborés par le ministère de l’Éducation nationale sont valables et reconnus sur tout le territoire ainsi qu’à l’étranger en cas d’équivalences.
Il s’agit par conséquent d’être prudent avec certains diplômes universitaires simplement régionaux et surtout les titres des écoles (de commerce, d’ingénieurs, d’art, de design, de communication…) privées et indépendantes. Mieux vaut s’inscrire dans un établissement dont les formations sont visées ou homologuées par les autorités compétentes. Autrement le risque de se retrouver avec un diplôme de pacotille subsistera toujours…
Quel qu’il soit en effet, le diplôme fait solennellement figure de sésame indispensable pour entrer sans souci sur le marché du travail. Le but de la scolarité est d’acquérir un grade censé garantir un accès à l’emploi. D’où une surenchère en partie responsable de l’allongement du temps des études et la volonté d’accumuler des diplômes d’un niveau de plus en plus élevé.
Toutefois, alors qu’en 1960 un bachelier était sûr de décrocher un poste, on ne compte plus aujourd’hui les ingénieurs et titulaires de D.E.A. au chômage. Sans parler des patrons qui déplorent le manque d’ouvriers qualifiés, contestant par là même la réputation de voie de garage « bradée » des C.A.P. et autres B.E.P. par exemple. Quelle est donc la valeur réelle des diplômes?
Il convient de différencier ceux qui sanctionnent un cursus scolaire et ceux qui conduisent à l’insertion professionnelle. Les premiers ne permettent que de continuer à étudier; c’est le cas notamment du bac, du D.E.U.G. voire de la licence. Les seconds donnent accès directement à l’exercice d’un métier, comme les B.T.S.
Il faut garder à l’esprit que ce ne sont pas les intitulés des diplômes mais les besoins économiques qui régissent la demande des employeurs. Ces derniers émettent des doutes quant à la réalité des débouchés réservés à une pléthore d’universitaires ayant succombé à la mode de la fac ou de filières hasardeuses telles que la publicité, l’humanitaire, le stylisme…
Trop d’idées reçues conduisent à penser que plus les parcours sont longs et prestigieux, plus ils rapportent. Sauf que tout dépend de la carrière choisie. Un Polytechnicien (bac + 6) évoluant dans une petite boîte informatique nouvellement créée gagnera nettement moins que le commercial (bac + 2) d’une multinationale.
Au total, un diplôme n’a de valeur pour son titulaire que s’il est en phase avec son projet professionnel!