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Divorce

Un divorce, c’est avant tout une affaire d’adultes. Celle de deux adultes qui se sont aimés, qui pensaient passer leur vie ensemble et des enfants sont nés de leur amour.


Divorce

Un divorce, c’est avant tout une affaire d’adultes. Celle de deux adultes qui se sont aimés, qui pensaient passer leur vie ensemble et des enfants sont nés de leur amour. Seulement voilà, rien ne va plus dans leur couple, l’amour s’est envolé… et ils se sont séparés, d’un commun accord ou pas.
Pas questions ici de juger du bien-fondé du mariage ou du divorce. Certains choisissent de rester ensemble pour les enfants quand la vie commune reste supportable (mais personne n’est épanoui, ce qui n’est pas toujours bon pour l’atmosphère familiale). D’autres préfèrent se séparer parfois dans la haine, parfois avec un sentiment de soulagement quand la cohabitation n’était plus possible.

De toute façon, un divorce n’est jamais facile à vivre pour les adultes, et encore moins pour les enfants qui le subissent sans pouvoir agir. Un divorce a forcément des répercussions sur leur vie même si les deux parents font tout pour les protéger.

Tout d’abord, il y a une perte de repère. La normalité, c’est de vivre avec son père et sa mère. On a besoin des deux pour se construire, pour grandir, pour créer son image du couple, de la famille, de l’Amour.

Ensuite, cela a des conséquences sur leur vie quotidienne: les enfants se trouvent séparés d’un de leurs parents et c’est un juge qui décide des périodes où ils doivent le voir. D’où un sentiment de frustration: « Je n’ai pas le droit de voir mon père quand je veux, quand j’ai besoin de lui! ».

Si la séparation a été décidée par un seul des conjoints, les enfants ont tendance à se sentir responsables de celui qui a été abandonné. Ils compensent le manque et le vide laissés par le parent absent.

Ils aimeraient aussi que leurs parents se remettent ensemble pour redevenir une vraie famille. Ils en rêvent toujours, même si le divorce remonte à loin. « Ils se sont aimés, ils pourraient encore s’aimer un jour » et, pour cela, ils sont parfois prêts à provoquer des entrevues (en faisant les 400 coups!) entre leurs parents.

Quand un tiers, un beau-père ou une belle-mère fait son apparition, c’est encore un autre problème. Parfois jugé responsable de la rupture de leurs parents et, en tout cas, celui qui empêche qu’ils se remettent ensemble, il est très mal perçu par les enfants même si, finalement, ils l’aiment bien. Et si le divorce coïncide avec l’adolescence, il a de grandes chances d’être le bouc émissaire. Les reproches que l’on fait habituellement à cette période à ses parents seront très durs pour les nouveaux conjoints. Il suffit qu’il demande un service, qu’il fasse une remarque pour que tombe « T’es pas mon père (ma mère)! tu n’as rien à me dire! ».

C’est souvent la colère que les enfants éprouvent contre la situation, contre leurs parents, mais qu’ils ne peuvent pas montrer qui se retourne contre le nouveau conjoint. Il n’appartient pas à la famille, donc ils peuvent le charger.

Quelle que soit le cas, même si vous essayez de faire au mieux, les enfants souffrent du divorce. Essayez de leur en parler le plus possible, ce qui n’est pas simple quand pour soi c’est déjà très douloureux. Souvent, on se dit que c’est mieux de leur cacher la vérité, parce que ce n’est pas eux qui divorcent. Mais les non-dit font souvent plus de dégâts que de montrer ses sentiments.

Et que vous restiez à la maison, ou que vous partiez, ne les oubliez pas. Ce sont vos enfants, ils ont besoin de votre amour, de votre intérêt, de quelqu’un qui est capable de les engueuler. Et même si vous n’avez pas trop le moral, vous êtes responsable d’eux, pas le contraire. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent compter sur un parent suffisamment fort pour les épauler dans cette période difficile.