36 millions de Français adeptes du portable! Ce petit appareil si pratique nous accompagne partout et nous permet de garder le contact avec nos proches ou nos collègues.
Portable
«Ouais, t’est où? »…Dès que le téléphone sonne, cette expression jaillit spontanément de la bouche des quelques 36 millions de Français adeptes du portable ! Ce petit appareil si pratique nous accompagne partout et nous permet de garder le contact avec nos proches ou nos collègues. Il semble même avoir signé l’arrêt de mort des postes fixes. Le portable est devenu un véritable phénomène de société. De plus en plus de jeunes en possèdent un: 25 % des 11-14 ans et 50 % des 15- 17 ans.
Et tous veulent le plus récent, le plus petit, le plus brillant, celui avec le plus d’options… Ils en ont fait un signe d’appartenance à un groupe, relayés par les opérateurs dont ils sont la première cible, mais surtout leur mode d’expression quasi exclusif. Les ados sont accros au portable, à tel point que cela tourne parfois à l’obsession. Certains ne le quittent jamais, même à l’école: un coup de fil à untel avant les cours, un S.M.S. discret sous la table pendant un devoir de maths, un coup d’œil sur la messagerie à la récré… Les profs aussi succombent au virus. Aucune salle de classe n’échappe à la cacophonie des sonneries en vogue… Pour beaucoup de parents, qui ferment les yeux sur les dépassements de forfait, c’est rassurant.
Grâce au portable, ils peuvent être joints à chaque instant et ont l’impression de suivre leurs enfants à la trace. Attention toutefois à ne pas exagérer : nous avons tous besoin d’un peu de liberté et d’intimité. Rendre compte de ses faits et gestes 24 heures sur 24 devient oppressant à la longue. Pour d’autres en revanche, c’est inquiétant.
Les jeunes téléphonent pour un oui, pour un non. La parole perd alors de sa valeur. Puisqu’ils peuvent tout stocker dans leur répertoire, ils ne font plus aucun effort de mémorisation. Concentrés sur leurs conversations, ils en oublient le monde extérieur et les notions de discrétion et de décence disparaissent de leur quotidien. Par ailleurs, ils se créent leur propre « langage S.M.S. » dont les enseignants dénoncent les effets catastrophiques sur l’orthographe. Les « KIC » (Qui c’est?), « JEC » (Je sais) ou « J’M » (J’aime) commencent à parasiter les copies.
Enfin soulignons que les chercheurs n’excluent pas que la chaleur des radiofréquences puisse avoir des conséquences sur la santé (migraines, cancers…).
Le mieux, pour tout le monde, est de n’utiliser le portable qu’en cas d’urgence. En ce qui concerne les jeunes, leurs parents seront inspirés en fournissant plutôt une carte téléphonique qui limite les risques de perte et les vols, en négociant plages horaires et forfaits avantageux ou en demandant une participation financière avec l’argent de poche par exemple. En aucun cas le portable ne doit être sujet de crise. Ne perdons pas de vue qu’il reste avant tout un moyen de communication!