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Agriculture
HORTICULTURE ET PAYSAGE
Autres métiers verts, ceux de l'horticulture et du paysage, mais là aussi, apprêtez‑vous à composer avec les caprices de la météo!
HORTICULTURE
Villes, villages fleuris, avenues et allées bordées d'arbres, jardins publics, espaces verts... contribuent à égayer le paysage, à donner une bouffée d'oxygène. Porteur, et en plein développement, ce secteur répond à l'attente des particuliers et des collectivités... pour la plus grande joie des horticulteurs.
Appellation générique liée à la production, l'horticulture rassemble en fait trois types d'activités : l'horticulture ornementale (production de plantes, fleurs, plants), l'horticulture vivrière (cultures légumières, arboriculture) et, à la frontière, la création ou l'entretien des jardins et parcs (c'està‑dire les métiers du paysage). On fait toutefois une distinction entre les métiers de l'horticulture et ceux du paysage même si les formations en horticulture peuvent constituer une passerelle vers l'aménagement d'espaces verts.
En chiffres, l'horticulture c'est 15 000 entreprises pour 155000 emplois et l'on compte 7500 hectares de serres en métropole.
Le secteur de l'horticulture se caractérise par sa technicité, l'évolution constante du marché. Confrontés à la concurrence internationale, les professionnels doivent s'adapter à la demande des clients, jouer la concentration, la productivité et la maîtrise des coûts. Le recrutement reste important (B.E.P.A., bac, B.T.S.A.), et le niveau de qualification s'élève du C.A.P.A. au diplôme d'ingénieur.
Les métiers de l'horticulture sont variés. En production, fleurs, plantes, plants, légumes... ont leurs spécialistes: floriculteurs, pépiniéristes, horticulteurs, arboriculteurs, maraîchers. Selon leurs diplômes, ils seront ouvriers qualifiés (C.A.P.A., B.E.P.A.) ou techniciens (bacs professionnels, B.T.A., B.T.S.) avec possibilités de promotion : chef d'équipe ou chef de culture pour les ouvriers et les techniciens accéderont à des fonctions d'encadrement. Ils exerceront dans des exploitations, des chaînes de pépiniéristes...
La commercialisation entraîne des besoins en technico‑commerciaux, vendeurs conseils dans les jardineries, pépinières, grandes surfaces... Les diplômes vont du B.E.P.A. au B.T.S.A.
En amont et en aval se situent la commercialisation de produits horticoles (phytosanitaires), des matériels horticoles (et la réparation). L'horticulture draine aussi des compétences poussées comme dans la recherche et l'expérimentation (biotechnologies, manipulation génétique des plantes, traitements ... ). Pour s'infiltrer dans ce domaine, un diplôme d'ingénieur ou un troisième cycle universitaire sont de rigueur. Une école d'ingénieurs est spécialisée en horticulture : l'I.N.H. Angers,' qui regroupe l'E.N.S.H.A.P. (formation en trois ans après un bac + 2) et l'E.N.H.I.P. (cinq ans d'études après le bac) tandis que d'autres comme les E.N.S.A. peuvent offrir une spécialité productions végétales ou biotechnologies.
Une pensée pour les fleuristes qui achètent et conservent fleurs et plantes et confectionnent artistiquement des bouquets avec la vente pour objectif.
Un C.A.P. fleuriste est requis.