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Bulletin: mode d’emploi


Par conséquent, vous devez lire le bulletin dans le détail et en entier : tout importe ; tout a une signification. Ne soyez pas de ces parents qui se contentent de vérifier que leur enfant a au moins 5/10 ou 10/20. Ils font l’erreur de confondre moyenne absolue et moyenne réelle. Un 10/20 quand la moyenne de classe est 12 s’avère insuffisant. À l’inverse, un 9 pour 7 de moyenne est encourageant. Mieux vaut avoir un « petit » 8 et être dans les premiers que de se retrouver dernier avec un « beau » 14 !
De même, sachez qu’il n’y a pas que les mathématiques et le français à regarder. De bonnes notes dans ces matières ne justifient ni n’excusent des résultats médiocres ailleurs. À ce sujet, le sport n’a rien de facultatif ; pour preuve, il est affecté d’un coefficient 2 au bac général. Bien sûr, un accident en éducation musicale n’est pas dramatique. Mais au lieu de vous en désintéresser, invitez votre progéniture à essayer de progresser. Justement, là où les enjeux semblent les moins déterminants, faire un effort devient plus facile.
Il apparaît dans ces conditions que le bulletin reste un véritable outil de travail scolaire. Vous êtes obligés de l’exploiter pour épauler vos enfants.
Voici donc 10 conseils pour mener une lecture active, autrement dit, bien utiliser le carnet de notes.
Ne réagissez jamais « à chaud ». Lisez au calme, en l’absence de votre enfant.
Gardez à l’esprit le niveau de la classe et le moment de l’année avant de sévir. Ne vous étonnez pas que les notes chutent à l’entrée au collège ou au lycée puisque les professeurs deviennent plus exigeants. Il arrive fréquemment qu’un abonné aux 18 en français en 3e chute à 12-13 en seconde : passer des expressions écrites aux commentaires composés demeure en effet délicat. Si un démarrage difficile au premier trimestre n’annonce pas forcément un redoublement, un deuxième trimestre catastrophique a 90 % de chances d’y conduire, sauf réaction immédiate.
Examinez les moyennes avec soin pour savoir où se situe votre enfant : en dessous, au-dessus, au même niveau que les autres. Revenez aussi sur les notes pour comprendre à quoi elles correspondent. Un devoir surveillé n’a pas le même poids qu’un exposé oral. Un 12 de moyenne peut résulter de deux 18 et un 0 comme de deux 13 et un 10. Méfiez-vous des relevés en dents de scie.
Attardez-vous sur les remarques des enseignants. Les plus lacunaires ne sont pas les moins instructives. Un banal « correct » reflète un jugement quasi neutre, rien à signaler de plus que n’indique déjà la note, rien à signaler sur l’élève lui-même. Est-il au maximum de ses capacités ? Sans doute, sans doute pas... Et intervenez tout de suite si une appréciation paraît trop brutale, trop lapidaire et définitive ou ressemble à une attaque personnelle injustifiée, quitte à prendre un rendez-vous avec le professeur ou la direction.
Ne comparez pas les résultats entre frères et sœurs ; ne mettez pas sur un pied d’égalité des jeunes de classes différentes. Obtenir un 20/20 est plus aisé au CE 1 qu’en seconde ! Concentrez-vous en revanche sur les évolutions positives ou négatives d’un trimestre à l’autre chez le même enfant.
Vérifiez que vous avez été tenu au courant de chaque demi-journée d’absence, surtout avec les lycéens qui ont tendance à sécher.