»
Carton rouge pour la dispense de sport !
Le sport n’est pas une matière facultative! C’est un enseignement obligatoire et essentiel dans la scolarité des enfants!
Faire l’appel en cours d’EPS relève parfois de l’exploit sportif… À l’arrivée, présents, absents et dispensés terminent dans un mouchoir de poche, les derniers représentant trop souvent le tiers des effectifs!
Les enseignants constatent avec amertume que toutes les excuses de pacotille sont bonnes pour échapper à deux ou quatre heures de corvée physique : maux de tête ou de ventre, affaires oubliées, fragilité musculaire, spasmophilie chronique…
Le pire reste que beaucoup de parents se font complices : lorsque le banal petit mot « Mon fils se plaint de douleurs au côté quand il court » ne suffit plus, ils n’hésitent pas à se procurer un certificat médical de complaisance.
Longtemps apanage des coquettes jouant sur leur « indisposition » typiquement féminine, la dispense de sport se démocratise, se vulgarise, s’automatise. Un garçon n’aime pas la gym; ses parents le dispensent. Une adolescente refuse de se mettre en jogging; ses parents la dispensent.
Leur viendrait-il à l’idée d’agir de même pour les équations en maths ou les rédactions en français? Tout le monde considère à tort que le sport n’est qu’une matière de second ordre. On le pratique pour les loisirs, pour son plaisir. Alors, pourquoi s’embêter à l’école ? Et il est vrai que certains horaires (tôt le matin ou en fin d’après-midi) et certaines activités (piscine en hiver par exemple) incitent à la paresse. Une maman n’a eu aucun scrupule à demander une dispense à l’année pour sa fille en seconde qui avait sport de 8 à 10 heures, invoquant de « graves raisons familiales », afin de la laisser dormir plus longtemps !
Un papa, considérant normal que son fils ne suive pas les séances consacrées au football au lycée car il pratiquait dans un club, l’a encouragé à sécher les cours ! Ces adultes permissifs avancent un argument solide : en proposant du matériel en mauvais état, limitant l’accès aux équipements adéquats et sacrifiant les emplois du temps, les autorités confirment que le sport passe en dernier.
Eh bien il revient justement aux parents d’inverser la tendance. Qu’ils prennent conscience et qu’ils fassent prendre conscience à leurs enfants que l’EPS permet d’apprendre à concilier le corps et l’esprit, de développer le sens de la coordination, du partage, du respect des règles…