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Un diplôme pour l’emploi
L’enseignement a pour but d’offrir une culture commune à tous les élèves mais aussi de les aider à accéder à un emploi. Les sorties du système scolaire peuvent se faire à différents niveaux, du CAP au bac + 5.
Une enquête « Insertion active » (IVA) s’est intéressée à l’insertion des jeunes Franciliens depuis 1994. Les chiffres de 2001 viennent d’être publiés par la Région Ile-de-France. Ces chiffres sont bien sûr à prendre avec précaution puisque l’insertion des jeunes dépend de la conjoncture économique et bien évidemment de la région. L’Ile-de-France propose par exemple beaucoup de postes dans le secteur tertiaire ce qui n’est pas forcément le cas dans toute la France.
Malgré tout, certaines tendances se confirment au plan national.
Insertion difficile pour les non qualifiés
Même si l’indicateur d’emploi des jeunes sortis du système avant une classe de terminale de CAP ou BEP s’améliore cette année, il montre que ce sont les jeunes qui enregistrent les moins bons résultats. Ils ne sont que 65,2 % à avoir un emploi 7 mois après leur sortie du système scolaire. En se penchant sur des études à long terme, on remarque que ce sont eux qui seront le plus en chômage de longue durée : 23 % ne trouvent aucun travail pendant les trois années qui suivent leur sortie du lycée.
Rien que l’obtention du CAP ou du BEP, ou simplement l’achèvement de la formation (sans l’obtention du diplôme) permet une augmentation de l’insertion de plus de 15 points. Les jeunes ayant un niveau CAP-BEP sont 80,5 % à avoir un emploi 7 mois après leur sortie du système scolaire. D’où l’intérêt de poursuivre ses études même si ce n’est qu’au premier niveau de formation.