Le système scolaire traditionnel n’accorde qu’un rôle subalterne aux enseignements artistiques.
Limités à trois heures hebdomadaires obligatoires à l’école élémentaire, ils se réduisent à deux heures au collège pour finalement devenir optionnels au lycée.
Certes, il paraît plus fondamental de maîtriser les mathématiques et le français que le chant ou les arts du cirque. Après tout, la Star Ac’ et Pop Star se chargent de découvrir et former les vedettes de demain!
C’est oublier l’importance de la vocation, du travail, de la sensibilité, de la créativité. Le talent ne s’invente pas. Il se construit à force de répétitions, d’entraînements, de remises en question. Seuls les plus talentueux et les plus acharnés tirent leur épingle du jeu, faisant carrière dans et par leur art ou le transformant en loisir de qualité. En effet, tout le monde n’atteint pas le haut de l’affiche. Les feux de la rampe ne brillent que pour une minorité d’élus.

D’où l’obligation d’assurer ses arrières et de mener à bien sa scolarité! Pourtant, les jeunes musiciens, chanteurs, danseurs, comédiens, cinéastes, sculpteurs et autres clowns en herbe n’ont pas forcément leur place à l’école... Car il reste difficile de concilier ses cours, son art, sa vie quotidienne.
Quelles sont alors les perspectives pour les enfants passionnés par la musique, la danse, le dessin, la comédie... mais qui ne souhaitent pas pour autant renoncer à leurs études ?