« L’Armée a besoin de vous »: tel est le mot d’ordre, véritable slogan militaire, qui circule périodiquement dans les médias. De vastes campagnes d’affichage et de nombreux spots publicitaires mettent en avant une image moderne, dynamique, attractive, dans le but de resserrer des rangs qui s’éclaircissent depuis la fin du service national.
Armée de Terre, Gendarmerie, Marine et Armée de l’Air recrutent. Les deux dernières proposent même des formations, avec contrats à la clé, aux élèves de seconde ainsi qu’aux titulaires d’un BEP d’électricité ou de mécanique.
Ainsi, en ces temps de recrudescence du chômage et d’insécurité de l’emploi,
l’Armée offrira en 2004 40 000 postes. 
Voilà de quoi intéresser les jeunes en quête de stabilité.
Et il ne faut pas croire que seuls les futurs « soldats de métier » sont concernés. Secrétaires, cuisiniers, mécaniciens, techniciens, chauffeurs, médecins, administrateurs ou ingénieurs restent autant sollicités que les pilotes de chasse, artilleurs, légionnaires... Entre les engagements volontaires, les intégrations sur tests comme sur titres et les concours, les opportunités ne manquent jamais à l’appel!
Il convient cependant de relativiser ce tableau, moins idyllique qu’il n’y paraît.
D’abord les embauches reposent majoritairement sur des
CDD . Ils durent 3 à 5 ans en moyenne, ne sont pas systématiquement renouvelables, imposent de se reconvertir au bout d’une quinzaine d’années de service. Ensuite, même si les diplômes et qualifications ne sont pas nécessaires à la base, le niveau de recrutement a tendance à s’élever. La
concurrence devient rude. Pour certains concours, il y a bien plus de candidats que de postes disponibles. Enfin, malgré une réelle ouverture, une meilleure place accordée aux femmes (elles représentent 10 % des effectifs) et le développement de l’accueil des civils, l’Armée demeure un univers masculin très
dur , fondé sur le
le respect de la hiérarchie , des règlements .