La loi du 15 mars 2004 encadrant le port des signes religieux étant parue, il s’agit maintenant de l’appliquer dans les établissements scolaires. Il est du ressort du ministre de l’Éducation nationale de donner des consignes précises aux directeurs et proviseurs qui seront confrontés à cette question à la rentrée.
Par ailleurs, ces derniers attendaient que la circulaire d’application soit suffisamment explicite afin de pouvoir la suivre sans se heurter à trop de zones d’ombre.
Les établissements doivent aussi en tenir compte pour rédiger leur règlement intérieur, qui sera remis aux élèves en septembre. De toute façon, en tant que loi et circulaire de l’Éducation nationale, ces textes s’appliqueront, même s’ils n’y sont pas mentionnés.
La mise au point de la circulaire n’a pas été une chose simple: un oubli, une tournure de phrase incertaine risquaient toujours d’amener des complications sur le terrain. Une première version a été jugée trop confuse, d’autant qu’elle comportait un paragraphe autorisant les tenues « traditionnelles » qui aurait pu inciter les porteurs de signes religieux à s’engouffrer dans la brèche. Quelle différence en effet peut-on faire entre une tenue traditionnelle et une tenue religieuse quand, dans certains pays, la tradition est empreinte de religion? Ce paragraphe a donc été supprimé de la deuxième version. Et il aura fallu trois versions au total avant que la circulaire définitive ne paraisse au Journal Officiel, le 22 mai 2004.
La circulaire sur le port de signes religieux : le texte officiel