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Améliorer l’écriture de son enfant
Faites « le plein de déliés » pendant l'été…
et aidez votre enfant à améliorer son écriture
Pattes de mouches ou signes énormes, pâtés ou ratures intempestives, abus d'effaceurs ou de correcteurs en tout genre… décidément votre enfant a bien du mal en écriture! Entre lettres difformes et encre dégoulinante, impossible pour lui de recopier un texte proprement, de souligner droit sans dépasser, d'écrire lisiblement.
Ne vous résignez pas façon: « Que voulez-vous, ce petit est un cochon… », sous prétexte que la forme reste moins importante que le fond. Car, à long terme, ce manque de soin, de cohérence graphique risque de nuire à sa scolarité. En effet, nombre d'erreurs de calcul, de fautes en dictée, de leçons mal voire non apprises ainsi que de points enlevés sont dus à des griffonnages illisibles et indéchiffrables non seulement par les enseignants mais aussi par le « gribouilleur » lui-même… Par conséquent, prenez dès maintenant les mesures qui s'imposent pour remédier au problème.
Les raisons du mauvais graphisme
Beaucoup d'écoliers écrivent mal, simplement parce que personne n'a jamais pris le temps de leur montrer ni de leur expliquer comment bien tenir un crayon. Votre enfant est peut-être de ceux-là. Vous devez vérifier qu'il emploie correctement, même lorsqu'il colorie, son stylo, ses feutres, ses craies grasses par exemple. Normalement, il doit utiliser son pouce et son index pour les caler, le majeur servant de support. Toutefois, ne vous focalisez pas sur cette « position idéale ». Du moment qu'il est à l'aise, que son assise paraît stable et ne gêne pas la fluidité de l'écriture, vous pouvez lui autoriser quelques libertés (appui sur l'annulaire, index tendu sur le bord…). Sachez à ce propos qu'il existe dans le commerce des « adaptateurs » en plastique se glissant sur les crayons, permettant de positionner les doigts et d'acquérir les bons automatismes.
Surveillez également le sens, la logique et la proportion des tracés. Inutile de vous acharner à lui faire recopier trop tôt (dès 2-3 ans) mots et chiffres à partir d'un modèle. Il reproduira les formes au hasard, tâtonnera pour les faire ressembler à l'original, comme s'il s'agissait d'un dessin. Or il y a des règles précises à respecter: on ne trace pas la « queue » du a en premier, un i n'est pas un l sans point, le g ne correspond pas à deux ronds collés…
Au lieu des lettres, commencez par des bâtons (de haut en bas), des cercles (de gauche à droite). Guidez la main de votre enfant, insistez sur les continuités et ruptures. Munissez-vous d'un un fichier d'écriture (il en existe à partir de la moyenne section de maternelle) qui propose différents exercices: repasser sur des pointillés, suivre des flèches, alterner minuscules et majuscules (1)…
Attachez-vous également aux aspects matériels. Contrôlez sa vision (distingue-t-il lignes et interlignes ?), son installation (n'est-il pas affalé ou tordu sur sa chaise ?). Tâchez aussi de cerner son état d'esprit (concentration, application…). Discutez avec lui de son écriture (la considère-t-il lisible, jolie, horrible ? Pourquoi ?). Comparez avec celle de ses frères et sœurs, avec la vôtre. Si possible, montrez-lui comment elle a évolué en reprenant d'anciens cahiers par exemple… Parler de l'écrit aide incontestablement à l'améliorer.