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10 conseils pour… réussir l’année scolaire


2 Gardez votre calme

Plus facile à dire qu’à faire, rétorquerez-vous. Eh oui, c’est la dure loi du métier de parent… Parce que votre enfant a l’étrange don de vous irriter, surtout quand il s’agit de l’école. Forcément, il y construit son avenir et vous voulez le meilleur pour lui. Toutefois, ne projetez pas vos désirs sur lui, ne vous escrimez pas à vouloir lui faire faire des études alors qu’il éprouve des difficultés, n’ayez pas honte d’un redoublement, d’un échec à un examen…
Inutile de mettre la pression, de paniquer à cause d’un deux sur dix en dictée, de miser la première S à tout prix, de rêver à une brillante carrière… Il s’avère mauvais pour le bon déroulement de la scolarité d’un jeune d’entretenir un climat tendu autour de ses moyennes, de son passage, de ses performances. Seul son épanouissement importe. Ne le poussez pas à aller au-delà de ses capacités, à « bûcher » constamment contre son gré, pire à tricher, dans le but de vous combler. Inversement, ne soyez pas tolérant à l’extrême. Bien que ne reflétant pas la véritable valeur de votre enfant, les notes traduisent en partie son investissement ainsi que son sérieux en classe. S’il faut rechercher sans s’énerver les raisons d’un contresens en dissertation par exemple, il n’est pas question de tolérer un zéro à cause d’une leçon non apprise. Vous devez alterner émulation intelligente (avec une pointe de sévérité à l’occasion) et appui permanent. Estimez-vous satisfait à partir du moment où chacun a fait de son mieux: lui pour travailler, vous pour l’encourager.

3 Fixez des objectifs précis

Au lieu de répéter dans le vague, par conséquent dans le vide, des banalités telles que « Révise » ou « Fais tes devoirs », mettez en place un programme fondé sur des impératifs concrets. Évaluez les besoins au plus près en vous fondant sur les résultats de votre enfant…
Il a des matières faibles: qu’il y consacre une vingtaine de minutes par jour en autonomie ou une heure par semaine avec un professeur, le temps de remonter la pente; misez d’abord sur un maintien à niveau puis sur une amélioration chiffrée (deux points de plus d’ici la fin de l’année). Il se plaint qu’il a trop de devoirs: qu’il s’organise correctement, s’avance, se chronomètre; interdisez les nuits blanches passées à rédiger un exposé donné de longue date.
Il n’apprend ses cours que la veille des contrôles: qu’il les recopie dans un cahier réservé à cet effet; faites-les lui réciter un soir sur deux jusqu’à ce que l’apprentissage devienne automatique. Il ne lit pas: qu’il vous lise à haute voix ou vous résume chaque week-end un chapitre d’un ouvrage classique de son choix.
Quel que soit le but visé, ne le négociez jamais. Votre enfant doit travailler pour lui: pas d’argent de poche augmenté en échange de bonnes notes, ni de cadeaux en récompense d’un bon bulletin. Ce type de chantage est malsain. Préférez les petits égards « non marchands »: félicitations orales après un 18/20, mercredi de relâche après une composition réussie, suppression de l’exercice supplémentaire d’orthographe après moins de trois fautes en dictée… Renversez la vapeur si nécessaire: demande d’explications après un 0/20, stage intensif après une chute de moyenne vertigineuse…
Réévaluez constamment vos objectifs en fonction des progrès, des baisses de régime, des circonstances.

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