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Nouvelle année, nouveaux défis
Vous voici face à une nouvelle rentrée des classes, avec son cortège d'habituelles nouveautés qui vous laisse toujours pantois :
• Nouvel emploi du temps soit délirant avec des heures de « perm » partout, soit totalement déséquilibré avec 3 heures de cours les lundis et vendredis contre 7 heures les mardis et jeudis (certains professeurs ne prendraient-ils pas, par hasard, un jour supplémentaire pour prolonger leur week-end ?). Vous verrez aussi des plannings qui occupent les enfants du lundi 8 h au samedi 12 h (mercredi compris) pour réussir à caser 28 malheureuses heures de cours. Si vous demandez des explications au chef d'établissement ou plus exactement à son adjoint (est-ce qu'il ne se déchargerait pas de cette tâche franchement fastidieuse ?), la réponse est claire : « Impossible de procéder autrement. En fonction des disponibilités des professeurs et du nombre de classes, on a fait ce qu'on pouvait ! ». Et la pilule se révèle dure à avaler lorsque vous apprenez qu'une autre classe du même niveau que celle de votre enfant a un emploi du temps de rêve…
• Nouvelle liste de fournitures : les professeurs sont de plus en plus nombreux à la donner fin juin, ce qui permet aux mères prévoyantes d'effectuer leurs achats avant le grand rush de la rentrée. C'est sans compter avec le petit complément de septembre (« j'ai oublié qu'il vous faudrait aussi un classeur souple… ») ou le professeur de français en maladie, muté dans un autre établissement… dont le matériel choisi ne convient pas à son remplaçant. De toute façon, vous serez contraint de faire la queue dans les magasins en même temps que les parents qui n'ont eu la liste qu'au fur et à mesure, ou mieux de vous rendre dans plusieurs magasins pour trouver le format, le nombre de pages ou les carreaux bien spécifiques demandés. Et quand vous aurez enfin déniché l'objet rare, l'enseignant exigeant annoncera qu'à défaut vous auriez pu le remplacer par n'importe lequel, que cela n'avait aucune importance…
• Nouvelles bandes de copains qui vous semblent de pire en pire : pourquoi n’avez-vous pas la chance qu’il vous ramène des camarades bien élevés qui disent bonjour, merci, et demandent l’autorisation de dévaliser votre réfrigérateur ? Quel étonnement de voir des jeunes que vous ne connaissez pas – à moins que la mémoire vous fasse défaut – ouvrir vos placards au hasard et prendre votre dernière plaque de chocolat, « planquée » derrière les cornichons !
• Nouvelles résolutions : votre enfant travaillera ses cours tous les soirs, fera des fiches, n'attendra pas la veille pour se mettre aux devoirs donnés par le prof 15 jours plus tôt… Vous pouvez en trouver toute une ribambelle de cet acabit. Un conseil, écrivez-les et photocopiez-les : l'an prochain elles seront encore valables car, passé le premier mois, les mauvaises habitudes réapparaîtront immanquablement, si vous n'êtes pas extrêmement attentif. En effet, à partir du moment où vous décidez de vérifier chaque soir et chaque week-end son organisation, la rédaction de ses devoirs… ne relâchez pas votre surveillance en octobre au prétexte qu'il a finalement l'air de bien se débrouiller seul. En recevant le bulletin de notes du premier trimestre, vous risquez de découvrir que, pour être tranquille, il ne copiait jamais ses devoirs sur son cahier de textes… Inutile alors de « piquer votre crise »… N'avez-vous pas agi de la sorte quand vous étiez jeune ? D'ailleurs, vous savez pertinemment que plus le ton monte, plus cela glisse comme sur les plumes d'un canard. Heureusement que vous êtes conscient de ce dont votre rejeton est capable en réalité : non il n'est pas en train de réviser chez son copain : il teste un nouveau jeu vidéo… Soyez donc vigilant !
Bonne rentrée.