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Assurance : sortez couvert !

Non, nous ne vous parlerons pas d’infections sexuellement transmissibles, mais d’assurance scolaire. Comme tous les ans, à cette époque où vos enfants reprennent la classe, vous recevez des propositions de nombreuses sociétés d’assurance. Et comme toujours, vous vous demandez si cela est utile, nécessaire.

Non, nous ne vous parlerons pas d’infections sexuellement transmissibles, mais d’assurance scolaire. Comme tous les ans, à cette époque où vos enfants reprennent la classe, vous recevez des propositions de nombreuses sociétés d’assurance. Et comme toujours, vous vous demandez si cela est utile, nécessaire. Par habitude, vous cochez la case d’un formulaire quelconque, sans forcément savoir si vous avez choisi la bonne option. Et vous finissez par oublier le sujet, surtout si aucun problème ou accident ne survient. Pourquoi finalement souscrire une assurance scolaire ?

Obligatoire ou recommandée ?

Chaque année, l’établissement où sont scolarisés vos enfants vous réclame l’attestation d’assurance. Pourtant, il vous semble avoir entendu dire qu’elle n’était pas indispensable. C’est vrai. En effet, aucune assurance n’est exigée pour toutes les activités obligatoires se déroulant dans les horaires indiqués dans l’emploi du temps. Il n’en demeure pas moins que les enseignants et le chef d’établissement préfèrent que vous en ayez souscrit une car cela évite les problèmes et les recours lorsque l’enfant est victime d’un accident au sein de l’école. Par contre, sans assurance, votre enfant ne pourra pas participer aux activités facultatives, sorties scolaires, aux classes vertes, de neige…

Quelle assurance ?

L’assurance demandée par l’établissement doit impérativement contenir une responsabilité civile, qui fonctionnera en cas de dommages visà- vis d’un tiers, ainsi qu’une garantie individuelle accident. Néanmoins, vous possédez peut-être déjà ces options dans vos diverses assurances. Reste à savoir à quoi elles correspondent et ce qu’elles couvrent.
Si votre enfant blesse un autre enfant, votre assurance « responsabilité civile familiale » – qui est incluse par exemple dans votre assurance habitation – prendra en charge les dommages. En revanche, si votre enfant se blesse seul ou si l’auteur n’est pas identifié, la responsabilité civile ne vous remboursera rien. C’est un peu comme les assurances au tiers des voitures: vous ne pouvez pas être remboursé de vos frais alors que les dégâts sur la voiture d’en face sont indemnisés. Il est possible de compléter votre responsabilité civile par une « individuelle accident » qui couvre votre enfant dans tous les cas, même s’il se blesse seul. Cette clause n’est généralement pas incluse dans les contrats classiques, mais il vous suffit de la demander à votre assureur.
La solution de facilité consiste à s’adresser à une assurance scolaire spécialisée, d’autant qu’elle connaît le problème sur le bout des doigts. Cette démarche évite encore que les différentes assurances se renvoient la balle et que l’indemnisation mette des mois à vous parvenir.
Les sociétés d’assurance scolaire peuvent vous proposer des garanties complémentaires. Sachez que si vous ne prenez que la formule de base, votre enfant n’est couvert que durant le temps scolaire et sur les stricts trajets école-domicile. Donc, s’il décide de faire un petit détour pour accompagner un copain ou pour acheter le pain sur le chemin du retour et qu’il a un accident, il ne sera pas couvert.
Seules les assurances extrascolaires 24 heures sur 24 le couvriront dans tous les cas, y compris pendant son cours de danse ou de karaté. Si vous avez inscrit votre rejeton à une quelconque activité extrascolaire, ce type d’assurance peut servir. Attention quand même, certaines sociétés d’assurance ne couvrent pas les sports pour lesquels les risques sont importants. Si votre enfant fait du ski, de l’équitation, de l’escalade… renseignez-vous dès mainte- nant pour savoir de quelle couverture vous bénéficiez. Il est important de comparer les différentes assurances. Les unes prennent en charge le racket, le vol dans les vestiaires, les instruments de musique, le vélo… tandis que d’autres non. De telles variantes ne vous sauteront pas aux yeux, si vous vous contentez de lire la partie du contrat écrite en gros caractères… Prenez votre loupe et lisez attentivement les pattes de mouche au bas des pages !
Quant aux conditions financières, elles sont sensiblement comparables d’une société à l’autre. Gardez cependant à l’esprit que certaines accordent des tarifs dégressifs dès le troisième enfant.
Si, sur le moment, un investissement supplémentaire vous semble trop cher, rappelez-vous que c’est dans les coups durs que l’on ne regrette pas d’avoir payé une somme finalement modique. Imaginez que votre enfant, suite à un accident, nécessite des soins dentaires, un appareillage lourd (jambe artificielle, fauteuil roulant…). Comment faire face à tous ces frais sans l’assurance qui garantit leur remboursement?
Elle peut aussi prendre en charge les professeurs qui se rendront chez vous en cas d’incapacité scolaire, voire la garde à domicile qui vous permettra de reprendre le travail. Et il n’y a pas de petites économies quand on se retrouve confronté au drame d’un accident. Alors, assurez-vous et soyez rassuré!