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Prix de la rentrée : stabilité en 2004
Alors que depuis 4 ans, les prix des fournitures scolaires ne cessaient de flamber (+ 2,11 % en 2002, + 2,44 % en 2003), ils semblent se stabiliser voire même diminuer pour cette rentrée 2004.
L'association des familles de France, qui estime chaque année le montant moyen du cartable de base d'un élève entrant en sixième, a abouti à la somme de 184,73 euros. Cela dépend bien sûr du circuit de distribution choisi : 250 euros en magasin spécialisé, 170 euros en supermarché et 165 euros en hypermarché.
Tandis que les prix des fournitures papetières simples qui avaient jusque-là augmenté, sont désormais en baisse de 4,9 %, les nouveautés qui fleurissent sur les étalages font grimper la note. Plus maniables, facilitant le classement… les innovations ont des avantages qui séduisent les consommateurs mais qui alourdissent fortement la facture. L'association des familles de France estime qu'une simple trousse garnie des dernières « créations » coûterait deux fois plus cher qu'avec du matériel traditionnel. Par ailleurs, les objets dernier cri ont connu une forte hausse avec par exemple les classeurs en polypropylène et les agendas enregistrant une augmentation de près de 10 %!
Les marques qui envahissent les linéaires profitent de leur aura tant auprès des jeunes que de leurs parents. Ces derniers, pour faire plaisir à leur progéniture, acceptent d'acheter du matériel illustré avec les derniers héros à la mode (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, personnages de dessins animés pour les plus jeunes). Certaines marques n'hésitent pas à vendre à des prix que l'on peut qualifier de prohibitifs des sacs à dos ou cartables à 45 voire 55 euros parce qu'ils sont à la mode dans les cours d'école alors que l'on en trouve d'autres (même de marque et solides) à 25 euros. Il faut avouer cependant que tout est prévu : la pochette pour le lecteur CD, l'anneau pour les clés et même l'emplacement pour le téléphone portable. Comment faisions-nous pour aller en classe sans tout cela ? Il est vrai que plus il y a de gadgets, plus le besoin paraît insatiable. Néanmoins, c'est surtout quand on y succombe que l'on contribue à la richesse des fournisseurs et des grandes surfaces.
C'est en faisant ses courses avec discernement que l'on réduit la facture salée de la rentrée. Il s'avère d'abord inutile de renouveler chaque année tout le matériel, ce qui oblige aussi les enfants à être attentifs à leurs affaires. Mieux vaut acheter des articles de qualité que l'on ne sera pas obligé de remplacer au cours de l'année et ne pas succomber aux produits sous licence (avec modération à la rigueur). Ces démarches limitent les dépenses tout en apprenant aux enfants à ne pas devenir des « fashion victims ».
La rentrée rime enfin avec changement de saison. Donc les achats de vêtements d'hiver se déroulent en même temps. De plus, il faut compter avec les inscriptions aux éventuelles activités extra-scolaires. L'allocation de rentrée (257,61 euros) a été la bienvenue pour ceux qui la perçoivent mais il faut bien avouer qu'elle n'a pas tardé à fondre sous le soleil du mois de septembre…