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10 conseils pour prendre le CP du bon pied !

Voilà environ trois mois que, non sans fierté, vous voyez votre bout de chou essayer de se faire une place parmi les « grands » du CP. Qu'il y arrive aisément ou qu'il souffre un peu, vous ne devez pas baisser la garde. Car cette première année de primaire demeure importante. Écriture, lecture, calcul : il faut veiller à ce que les bases se consolident.

Bien que cette tâche incombe d'abord à l'enseignant, les parents ont aussi un rôle à jouer. Raisonnablement bien sûr: inutile de s'angoisser pour un mot mal écrit ou de mettre la charrue avant les boeufs en exigeant la compréhension de textes élaborés. Pour l'heure, la maîtrise des lettres, des syllabes et des nombres suffit. Mais elle ne s'acquiert pas facilement.
Confronté à de nouveaux concepts, à de nouvelles exigences, votre enfant se révèle intrigué, désorienté, inquiet. À vous donc de le rassurer, de l'assister. Et s'il apparaît déjà des blocages (refus d'aller à l'école, incapacité à déchiffrer de courtes phrases, mauvaises appréciations dans le cahier du jour), pas de panique: il n'est pas trop tard pour se rattraper.
Avant de vous ruer chez des spécialistes de tout poil, de menacer votre rejeton d'une bonne fessée, d'accuser la méthode globale de tous les maux, de conclure que vous avez engendré un hyperactif, un dyslexique, un fainéant ou pire un cancre indécrottable... prenez du recul. Commencez par exemple en suivant, dans l'ordre, les conseils cidessous. Ils se proposent de vous guider parmi les méandres du CP, au final plus obscurs pour les adultes que pour les jeunes...

Soyez patients

Pas de précipitation: les élèves ont devant eux deux années entières pour apprendre correctement à lire, écrire et compter. En effet, l'organisation en « cycles » étale les acquisitions nécessaires sur le CP et le CE1. D'ailleurs, sauf problème très grave, le redoublement se raréfie. Alors pourquoi stresser, anticiper sur la soustraction, vouloir à tout prix une lecture fluide en décembre (au prétexte que c'est la date « butoir » traditionnelle)?
Puisque rien ne presse, autant instaurer un climat détendu. Répétez à votre enfant qu'il peut prendre son temps, que ce n'est pas grave s'il n'y arrive pas du premier coup. Une telle attitude lui donnera confiance et lui inculquera de surcroît le sens de l'effort: il réalisera la nécessité de s'entraîner, de répéter, de recommencer (c'est essentiel pour éviter le rejet du « par coeur »).
Ainsi, ne vous acharnez pas sur les notions qu'il ne comprend pas; laissez-les mûrir dans son subconscient qui finira par les assimiler. On constate souvent que les petits qui ont du mal au début avec les sons aille/euille/eil parviennent à les déchiffrer subitement sans souci après plusieurs semaines. D'ordinaire, tout est question de « décantation ».

 
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