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Troisième : faut-il redoubler ?


Un pari sur l’avenir ?

La troisième n’est pas une classe comme une autre. C’est la première classe d’orientation, enjeu qui change la donne. Si votre enfant ne redouble pas, que va-t-il faire? Passer en seconde pour y effectuer une mauvaise année (peut-être une bonne s’il se secoue, mais vous ne pouvez pas en être certain) ou «se faire» orienter à contrecoeur. Vous devez songer à ces perspectives suffisamment tôt pour rebondir au besoin.
Aucune orientation n’est bonne ou mauvaise : reste à trouver celle qui incite à travailler. Or, au moment de cette fameuse adolescence, ni vous, ni votre enfant ne savez ce qu’il veut, pour quelle raison il est si mou, quand il sortira de sa léthargie ou de sa période de révolte. Rien ne peut se prévoir à l’avance: si certains redoublants s’enfoncent, d’autres réussissent parfaitement leur deuxième année. Et un passage en seconde, malgré des résultats très justes, peut révéler un adolescent épuisé par le train-train du collège qui s’épanouira au contraire dans la réflexion exigée au lycée.

Qui décide ?

Comme à chaque fin de cycle (6e, 4e, 3e, seconde), c’est le conseil de classe qui décide. Néanmoins vous avez la possibilité d’en discuter avant le conseil avec les professeurs ou après avec le chef d’établissement puis de demander à passer devant une commission d’appel. Rien n’est définitif quand un redoublement est envisagé. N’oubliez pas non plus qu’une orientation peut être proposée à ce moment de la scolarité.

Si vous souhaitez vous opposer (le redoublement a certainement été évoqué lors du conseil du 2e trimestre), n’hésitez pas à solliciter le professeur principal avant le dernier conseil de classe, de façon à connaître les éléments qui ont motivé la décision pour la comprendre et peut-être l’accepter : immaturité, manque de travail, lacunes, manque d’autonomie… sont des raisons valables. Le chef d’établissement (ou son adjoint) est tenu de vous recevoir à l’issue du conseil de classe du 3e trimestre pour en discuter. Il vous confirmera ou infirmera la décision par courrier.
Si vous n’êtes toujours pas d’accord, vous disposez alors de trois jours pour saisir la commission d’appel (dossier à retirer à l’établissement et à compléter dans les trois jours). Constituez un dossier solide en rédigeant une lettre expliquant pourquoi le redoublement est contestable et joignez des photocopies de relevés de notes, de copies (pas plus de deux ou trois, la commission n’en lira pas davantage) ou de bulletins scolaires des années précédentes si les résultats étaient bons. Abordez même certains problèmes personnels qui expliqueraient une chute des notes (décès, divorce…).