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Troisième : faut-il redoubler ?

L’année scolaire de votre enfant n’a pas été merveilleuse jusqu’à présent. Vous vous posez donc la question de son redoublement. En troisième, celle-ci apparaît primordiale puisqu’en juin le conseil de classe statuera sur l’orientation. Faut-il redoubler en troisième, attendre la seconde ou préférer une orientation?

Ne comptez pas sur nous pour répondre à votre place. Trop de choses entrent en ligne de compte: les résultats, la capacité de travail… À chaque enfant correspond un cas de figure particulier. En outre, la façon dont est ressentie le redoublement entre aussi en jeu dans la prise de décision, et il n’y a que vous qui pouvez savoir si le redoublement sera bénéfique ou non. Il n’y a pas de solution toute formatée mais seulement des signes qu’il convient de repérer avant de se décider.

L’historique des résultats

Si votre enfant a des difficultés depuis le début du collège, il en éprouvera bien davantage en seconde et il courra certainement à la catastrophe l’an prochain. Réfléchissez au moyen de remonter ses notes. Peut-être qu’une année de répit lui permettra de se rattraper, à condition que vous le souteniez dans sa démarche pour reprendre confiance en lui et améliorer ses résultats. Le redoublement ne suffira peut-être pas; il faudra un soutien : quelques cours, un suivi hebdomadaire pour l’aider à retravailler les bases ou pour lui apprendre à travailler.
Il s’agit également de déterminer les causes des mauvaises notes car certains enfants ont de sérieux problèmes – ils ne comprennent pas, leur lecture n’est pas encore parfaite, même en troisième – et malgré un travail acharné, ils «galèrent». Toutefois, pour une multitude d’élèves les causes sont d’une autre nature et se résument par un flagrant manque de travail. Se satisfaisant des devoirs demandés au jour le jour par les professeurs et faits à la va-vite, ils oublient complètement que depuis le début du collège, les enseignants leur précisent qu’ils doivent apprendre leurs cours régulièrement et qu’il n’est jamais mauvais de réaliser quelques exercices complémentaires afin de vérifier que tout est assimilé. Si quelques jeunes parviennent à obtenir de bons résultats malgré un travail insuffisant, les autres plafonnent vers 8-9, sans jamais atteindre la moyenne. Ce sont les enfants dont les bulletins disent généralement: «capable mais ne fait rien», «peut mieux faire». À eux de réaliser qu’il est grand temps de se réveiller. La réaction peut parfois se produire en seconde. Cependant, il arrive souvent que les professeurs estiment que les lacunes se sont accumulées et que le niveau est trop médiocre pour entrer en seconde. Dans ce cas, il faudra plus que jamais entretenir la motivation de votre enfant et lui faire comprendre qu’il doit absolument changer sa façon de travailler. Un redoublement ne sera efficace qu’à ce prix.

 
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