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La loi Fillon adoptée
Le 24 mars 2005, la loi d’orientation sur l’école était adoptée, après que les députés et sénateurs en aient débattu. Malgré de vigoureuses protestations et de nombreuses manifestations, ce texte a réussi à «passer» même si quelques points du projet initial ont été supprimés, notamment la réforme du bac. Revenons donc sur ses grandes lignes.
Valeurs de la République
La Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République.
Objectif 100 % - 80 % - 50 %
La Nation fixe au système éducatif l’objectif de garantir que 100 % des élèves aient acquis un diplôme ou une qualification reconnue et d’assurer que 80 % d’une classe d’âge accède au niveau du baccalauréat. Elle se fixe en outre comme objectif de conduire 50 % d’une classe d’âge à un diplôme du supérieur.
Des aides
Des aides sont attribuées aux élèves et aux étudiants selon leurs ressources et leurs mérites. La répartition des moyens du service public de l'Education tient compte des différences de situation, surtout en matière économique et sociale.
Leur nombre sera augmenté de plus de 16700 dans le second degré et de 1200 dans le supérieur.
Réussite pour tous
L’objectif de l’école est la réussite de tous les élèves. La formation scolaire doit permettre à chaque élève de réaliser le travail nécessaire tant à la mise en valeur de ses qualités personnelles et de ses aptitudes qu’à l’acquisition des connaissances et de la culture générale et technique qui seront utiles à la construction de sa personnalité, à sa vie de citoyen et à la préparation de son parcours professionnel.
Socle commun
La scolarité doit garantir au moins l’acquisition par chaque élève d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences indispensables pour poursuivre sa scolarité, conduire sa vie personnelle et professionnelle et de citoyen comprenant:
- la maîtrise de la langue française,
- la maîtrise des principaux éléments de mathématiques,
- une culture humaniste et scientifique permettant l’exercice libre de la citoyenneté,
- la pratique d’une langue vivante étrangère (NDLR: on ne parle plus seulement de l’anglais),
- la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.
L'acquisition du socle commun, complété par d’autres enseignements, fait l'objet d'une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité. Il ne s’agit pas de resserrer les exigences de l’école sur un bagage commun minimal, mais d’instaurer une obligation de résultats qui bénéficie à tous, permette à chacun de développer ses talents et d’atteindre ses objectifs personnels et professionnels. Il s’agit, par la garantie d’une maîtrise satisfaisante des bases, tout autant d’accompagner chaque élève en l’aidant à surmonter ses éventuelles difficultés, que de lui permettre d’exprimer son excellence et de réaliser son ambition la plus élevée. Le contenu de ce socle commun des connaissances et des compétences ne se substitue pas aux programmes de l’école et du collège, mais il en fonde les objectifs pour définir ce qu’aucun élève n’est censé ignorer à la fin de la scolarité obligatoire.