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Brevet, Bac, Concours… même combat !


Motivation

L’essentiel reste de donner un sens à son année. Il semble impossible de se concentrer sur ses apprentissages avec la tête « ailleurs », soit remplie d’incertitudes et d’objectifs contradictoires, soit complètement vide. Une bonne préparation vise largement au-delà du résultat (positif ou non) des examens. Avant de se ruer sur les bouquins ou de bêtement renoncer, on doit se bâtir un projet moteur une fois pour toutes:

- décrocher le brevet pour prouver que l’on a des capacités, s’assurer un diplôme « initiatique » dont on sera fier, se frotter à la difficulté des compositions de 4 heures;

- avoir le bac pour prouver que l’on est mature, en finir avec le lycée, entrer dans le monde des adultes, se ménager un avenir professionnel, aller de l’avant;

- intégrer son école ou le grade supérieur pour prouver que l’on domine ses études, rentabiliser les heures « sacrifiées » à bachoter, réfléchir à une stratégie de carrière.

Dans cette optique, quelle que soit l’épreuve, elle est importante. Il ne s’agit ni de l’appréhender comme une fatalité ni de la prendre de haut au prétexte qu’elle n’influe pas sur le passage, qu’elle relève d’une filière que l’on n’avait pas choisie, qu’elle peut se repasser à la session de septembre… Au contraire, on se pose en conquérant.
Par conséquent, les candidats, et surtout leurs parents, éviteront de dénigrer le brevet. Il n’est pas sans valeur dans la mesure où il constitue non seulement un galop d’essai en vue du bac mais aussi la qualification de base pour accéder à certains emplois. Les mêmes ne cultiveront pas le défaitisme style « Avec 9 de moyenne générale, c’est le fiasco assuré ». Le poids du hasard, du stress, de l’état d’esprit est tel que personne ne peut jurer de rien: des premiers d’amphi « se plantent », des élèves médiocrement classés aux examens blancs brillent le jour J. On s’investit donc sérieusement et on y croit jusqu’au bout. Bien sûr, il ne suffit pas de se répéter qu’on va y arriver tout en priant secrètement le ciel de ne pas tomber sur tel ou tel sujet: inutile de se mentir en fermant les yeux sur les doutes, les lacunes, les « impasses ». En effet, la méthode Coué ne fonctionne que si elle s’accompagne d’ actes concrets. Il faut agir, prendre les devants, se donner des moyens psychologiques (combativité mentale) et techniques (entraînement, planning). On n’attend pas que les professeurs annoncent des contrôles ou des simulations pour se procurer des Annales, ficher, réviser. On procède au fur et à mesure dès la rentrée. On ne jette pas ses copies « loupées » en espérant faire mieux la prochaine fois. On les étudie d’abord en analysant les remarques, ensuite en reprenant la rédaction des paragraphes insuffisants ou le raisonnement des réponses fausses, enfin en évaluant ses forces et faiblesses. Même si ce bilan se révèle cruel parfois – pas facile d’admettre ses « incompétences » – il est incontournable. Il permet de déterminer s’il convient de corriger ses habitudes de travail, de s’appesantir sur une matière en particulier, de recourir à une assistance extérieure (cours de soutien), de revoir ses ambitions, quitte à déjà prévoir des solutions de rechange en cas d’échec. Ce qui inclut d’ accepter de jouer le jeu des exercices artificiels à reproduire mécaniquement, des consignes ambiguës, des oraux protocolaires, des notations arbitraires, du « bourrage » de crâne (dates, vocabulaire, définitions…): s’inscrire à un concours, c’est mettre – temporairement – son originalité, sa liberté, son oisiveté entre parenthèses. Force est de les ouvrir avec une dévorante ambition et une sincère modestie!