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Brevet, Bac, Concours… même combat !


Planification

On commence alors par tout programmer, même les imprévus que l’on casera dans un espace hebdomadaire fixe et « réservé » d’1h30 en moyenne (le mercredi après-midi, le samedi). Mieux vaut se ménager cette petite marge en prévision d’une interrogation surprise, d’une absence à rattraper, d’une visite chez le dentiste… sachant que si par bonheur (on peut toujours rêver !) aucun souci ne vient grignoter ce moment, on le recyclera en pause ciné, télé ou loisirs.
Ainsi, sur un calendrier affiché au-dessus de son bureau ou sur le réfrigérateur, on biffe en rouge la date des échéances. Puis on individualise, pour bien les repérer et se concocter un emploi du temps en conséquence:

  • les périodes de cours durant lesquelles on fera un minimum de révisions d’envergure pour se dépenser en classe, écouter, noter, enregistrer; les soirées seront consacrées aux devoirs immédiats, à la relecture et l’apprentissage progressif des leçons du jour;

  • les week-ends que l’on dédiera en partie aux révisions, à côté du travail habituel: 2 à 3 heures pour le brevet (un exercice-type de français et un de mathématiques; y ajouter un chapitre d’histoire-géographie), 4 à 6 heures pour le bac (relectures, reprises d’exercices, conception de fiches et sujets corrigés), 8 à 10 heures pour les concours (mêmes recommandations qu’aux collégiens et lycéens);

  • les vacances que l’on partagera entre une semaine pleine de « boulot » (au quotidien: 1h30 par matière du brevet, 2 h à 2 h 30 par matière du bac, 3 h à 4 h par matière à concours) et une semaine pleine de repos; cette répartition intensive s’avère nettement plus efficace qu’un système extensif ou aléatoire (que le matin sur quinze jours, un jour sur deux…) dont l’irrégularité gêne la concentration;

  • les plages libérées pour les révisions seront centrées sur l’apprentissage des dernières leçons de l’année (trop souvent délaissées au profit des premières rabâchées à profusion), la relecture des fiches, la pratique d’Annales;

  • les quarante-huit heures qui précèdent immédiatement les épreuves seront les plus agréables – malgré la pression montante – puisque destinées à la détente; on s’aérera, on fera le vide pour être d’attaque l’instant venu. De même entre deux écrits ou oraux: on gardera ses cahiers au fond des tiroirs pour dormir, paresser, se ressourcer.

On évitera les ruptures telles que les grasses matinées prolongées pendant les congés, les fêtes nocturnes trop arrosées, les séjours à l’étranger… L’idéal serait de ne pas se lever après 8 h 30 pour être opérationnel dès 9 h 30/10 h ni de se coucher après 22 h (pour les petits) et 23 h/minuit (pour les grands). Une fois les horaires décidés, on « découpera » scrupuleusement ses journées par discipline et par activité (oral, écrit court, écrit long) sans jamais déroger au « menu » établi. Par exemple: géographie le vendredi de 17 h à 18 h (30 minutes de reprise du cours, 15 minutes d’observation des documents du livre, 15 minutes pour légender une carte), français le dimanche de 13 h à 15 h (plan de commentaire de texte), colle d’anglais le lundi de 12 h à 13 h…
Il faut au total respecter un rythme régulier, structurant, équilibrant. C’est le meilleur cadre jamais trouvé pour bien travailler.