» »
Brevet, Bac, Concours… même combat !
Révision
On débute par une plongée dans les instructions officielles. On se familiarise avec les notions à connaître et les modalités des épreuves à maîtriser. On ne tente surtout pas de se souvenir de l’intégralité des cours et polycopiés. Au lieu d’entasser des dizaines de références dans tous les sens, on en retiendra seulement deux: une « bateau » qu’il est impensable de ne pas citer dans une copie, une « personnelle » (issue d’une expérience vécue, d’un article de journal…) qui sortira du lot. Idem avec les dates, les chiffres, les pourcentages: on établira des chronologies schématiques, des tableaux basiques, des ordres de grandeur significatifs. En outre, procéder linéairement en séparant les matières, les sujets, les écrits et les oraux ne sert pas à grand-chose. Il est nettement plus utile de les mettre en parallèle, de les relier... On gagnera du temps en sélectionnant les exemples qui touchent, selon l’angle abordé, à deux champs disciplinaires: fécondation in vitro/avortement pour la SVT et la philosophie, période surréaliste pour le français et l’histoire…
On avance toujours en classant les données élémentaires avec logique. On a intérêt à prendre une pochette par chapitre qui regroupera: - le cours annoté du professeur;
- les contrôles, examens blancs et exercices corrigés relatifs à ce chapitre;
- les recherches complémentaires (comptes rendus de lecture, biographies, bibliographies, exposés, documents iconographiques, la leçon ou les entraînements proposés par un autre enseignant que le sien…);
- la fiche de synthèse (voir La lettre des parents n° 223 pages 50-51) reprenant le plan du cours et les mots-clés au recto, une application au verso.
Cette pratique du « croisement rangé » (ou du « rangement croisé ») optimise la mémorisation et vaut à elle seule une longue séance de révision. À ce propos, réviser ne signifie pas fixer vaguement son classeur, remuer des feuilles, ingurgiter tous les volumes parascolaires disponibles ou recopier bêtement des pages entières sans rien y comprendre. Quand on révise, on essaie de s’approprier les connaissances: on redéfinit les grandes lignes avec ses propres mots, on sollicite de l’aide (auprès de son enseignant, d’un camarade, d’un professeur particulier), on stimule sonœil (croquis, couleurs), son oreille (magnétophone, lecture à voix haute), son corps (souligner, écrire, marcher pour entretenir sa mémoire et oxygéner le cerveau)… Apprendre correctement revient à rechercher la stratégie d’apprentissage la plus productive. Comme elle ne consistera jamais à rester passivement assis en surlignant des mémos tout faits, on prend son courage à deux mains pour les réaliser soi-même!
On pénètre ici au cœur du problème pour s’approcher de la « vérité scolaire universelle »: peu importe le niveau, l’examen, le concours, l’âge… la quantité compte moins que la qualité, les résumés vendus en librairie n’autorisent pas à sécher, les stages ne remplacent pas l’investissement personnel. Il n’y a pas à revenir là-dessus! Voilà une conclusion sans appel, sans autre recours qu’un travail appliqué, acharné et honnête.