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Du bon usage des ouvrages parascolaires pour le bac…
Chaque année au retour du printemps, de même que la nature refleurit et que l’herbe reverdit dans les campagnes, les rayonnages des librairies se recouvrent du bandeau rouge des « révisions » et bourgeonnent de volumes dédiés à la « préparation intensive » du baccalauréat qui approche.
Fort opportunément, les maisons d’édition mettent en avant leurs ouvrages spécialisés, promettant une belle réussite à des candidats affolés par la masse de « boulot » leur restant à abattre. Et l’offre est aussi pléthorique que tous les espoirs permis! Ainsi, Pavés, Annales, Mémos, Profils, Synthèses, Fichiers… divers et variés – de la banale version papier à la révolutionnaire formule coffret avec CD-rom interactif – s’arrachent en catastrophe quelques semaines avant les premiers examens.
Franchement, les lycéens ont-ils à ce point besoin de dépenser autant d’argent (entre 50 et 100 euros en moyenne, soit 4 à 8 manuels dont le prix unitaire varie de 5 à 20 euros selon le contenu) et de temps (il ne faut pas moins de 3 heures, montre en main, pour compulser les livres proposés en magasin)? À quoi cet amas de données, de qualité parfois discutable, va-t-il effectivement leur servir? Ne prennent-ils pas assez de notes en cours? Leurs bouquins scolaires ne suffisent-ils pas? Quelle garantie ont-ils de rentabiliser leurs achats?
Il ne s’agit pas ici de procéder à une étude comparative des moult « produits » disponibles: les différences entre les « marques » ou « labels » relèvent du détail (présentation, organisation des chapitres, iconographie, précision des leçons). L’objectif est plutôt de guider les futurs bacheliers pour qu’ils effectuent un choix de dernière minute judicieux. Car il demeure impossible de se passer de ces ouvrages parascolaires, pour certains du moins! Alors comment faire le tri entre l’essentiel et le superflu?