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L’apprentissage junior en questions

L'apprentissage junior devrait voir le jour à la prochaine rentrée. Ce qui avait été présenté au départ comme un « apprentissage à 14 ans » se révèle en fait plus subtil puisque le véritable apprentissage n'interviendra qu'à 15 ans.

Il s'agit plus exactement d'une adaptation des classes d'initiation préprofessionnelle en alternance (CLIPA) et des classes préparatoires à l'apprentissage (CPA).
Face à ce nouveau dispositif, les interrogations des parents sont légitimes. Nous allons donc essayer de répondre aux principales.


Se préparer à 14 ans à un métier, c'est très jeune. À cet âge, un enfant ne sait pas encore ce qu'il veut faire ! Comment peut-il choisir ?

Aucun élève de 14 ans ne sera lancé dans la vie active sans posséder un minimum d’acquis concernant les grands domaines de formation.
D’abord, la première année consistera en une initiation aux métiers. Ce n’est qu’ensuite, en deuxième année, qu’il fera son choix en toute connaissance de cause.


Ne vaut-il mieux pas qu'un jeune aille jusqu'à la troisième et qu'il prépare alors un CAP ou un BEP?

L'idéal est toujours de continuer ses études jusqu'au maximum. Ce dispositif ne s'adresse qu'à des enfants en grande difficulté scolaire et qui ne tirent plus de bénéfices de l'enseignement traditionnel. Son intérêt est de proposer une formation professionnelle avant la fin de la scolarité obligatoire.
Trop d’élèves en échec scolaire – ayant redoublé 2 ou 3 fois – arrêtent le collège à 16 ans alors qu'ils sont à peine en classe de troisième. Avec ce système, ils auront la possibilité de préparer un CAP ou un BEP et, pourquoi pas, un bac professionnel par la suite. L'important est de les « capter » avant qu'ils ne soient déscolarisés. Toutefois, les parents qui sentent que leur rejeton n’en est pas là ont intérêt à le pousser jusqu’en troisième.


 
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