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Bac : le comment et l’après
La DEP - direction de l’évaluation et de la prospective - du ministère de l’Éducation nationale a rendu publics les résultats de sa longue enquête (1) menée sur une cohorte de 22000 collégiens, depuis leur entrée en 6e en 1989 jusqu’à la fin de leur parcours scolaire en 2006.
Graphiques, pourcentages, camemberts, tableaux et commentaires, très complets au demeurant, ne révèlent rien d’inédit. Ils confirment des évidences, mettent en avant des phénomènes connus de longue date, constatent une réalité ancrée tant dans les faits que dans les « mœurs » / « rumeurs »: un élève qui a redoublé dans le primaire ou le secondaire peine davantage dans le supérieur, les enfants favorisés réussissent mieux que les autres, les filles devancent les garçons dans les classements, les filières littéraires ou technologiques offrent moins d’opportunités que les filières scientifiques…
Alors pourquoi s’attarder à nouveau sur ces données? Parce qu’il convient maintenant de les commenter! Méditées et analysées, elles s’avèrent intéressantes à trois niveaux. D’abord, l’examen des origines sociales, des cursus suivis et du contexte familial permet de dresser un tableau nuancé du profil des lycéens devenus bacheliers puis étudiants. Il apparaît ainsi que chaque scolarité subit les influences de l’environnement, de la culture ou du sexe. Ces différents critères peuvent ensuite aider les jeunes à envisager différemment leur orientation. Ils progresseront et deviendront arbitres de leur avenir, à condition de sortir des schémas établis. Enfin, puisque les inégalités sont prouvées, il revient aux acteurs de l’éducation - enseignants, formateurs, maîtres d’apprentissage et parents bien sûr - de réfléchir pour trouver des solutions.