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La "théorie musicale"

Une portée, une clé de sol, un "mi", un "ré"... cela n'a peut-être pas de secret pour vous ! Mais savez-vous d'où cela provient ?


Portée :

Au Moyen Age, seuls les moines et quelques seigneurs avaient accès à la « culture » et ce sont eux qui perpétuaient à travers les âges la tradition. Ils chantaient les prières transmises de bouche à oreille. Afin de mieux unir leurs voix, ils eurent l’idée d’indiquer les sinuosités de la voix par une ligne qui évoluait ainsi

théorie musicale




et qui leur permettait de mieux suivre l’évolution entre le grave et l’aigu. Puis ils ajoutèrent une ligne qui traversait ce sinusoïde et qui donnait toujours le même son à l’intersection. Cela facilita l’exécution, bien sûr, mais ils poursuivirent leur travail en ajoutant peu à peu deux, puis trois, puis quatre lignes, etc. De là est née ce que nous nommons la portée.



Les Clés :

La portée de cinq lignes, seule en usage dans la notation moderne, n’est qu’un fragment de la portée générale de onze lignes (portée fictive) sur laquelle on pourrait placer presque tous les sons contenus dans la voix humaine, depuis le plus grave jusqu’au plus aigu.
La lecture de cette portée générale eût été difficile, sinon impossible ; et de plus, chaque voix ayant une étendue plus restreinte, une partie de cette portée eût été inutile.
On attribua donc à chaque voix le fragment de cette portée qui la concernait. Chacun de ces fragments fut constitué de cinq lignes.
Il devint alors nécessaire d’avoir un moyen pour reconnaître les divers fragments de la portée générale. Dans ce but, on plaça les caractères alphabétiques C, F et G sur les lignes représentant les notes Ut, Fa et Sol. Ces caractères sans lesquels on ne pourrait reconnaître la position des notes, prirent par métaphore le nom de clés, et leurs figures, modifiées peu à peu, sont devenues telles que nous les connaissons aujourd’hui.


Nom des notes :

Les noms des notes sont tirés de l’hymne à Saint Jean-Baptiste :

hymne à SJB












Cette désignation syllabique fut imaginée comme moyen mnémonique par Guido ou Gui, moine de l’Abbaye de Pompose, qui naquit à Arezzo, en Toscane, vers la fin du Xème siècle et remplaça en Italie et en France la notation alphabétique employée encore de nos jours dans les pays de langue allemande et de langue anglaise.


noms notes










Il faut signaler que la syllabe UT, peu euphonique, surtout dans la répétition, a été remplacée, pour solfier, par la syllabe DO, extraite du nom du musicien italien Doni. Mais il est d’usage de dire la clé d’ut, la tonalité d’ut, etc.