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Pentecôte : les écoles seront fermées !
Je ne sais plus si les établissements scolaires fonctionnent ou non le lundi de Pentecôte. Devrais-je envoyer mes enfants en cours ? Je n’en ai guère envie, d’autant que mon entreprise m’a accordé un congé ce jour-là. Risquent-ils des sanctions s’ils sont absents ?
Depuis la canicule de 2003, la journée de solidarité envers les personnes âgées impose de travailler la valeur d’une journée supplémentaire qui devait être à l’origine le lundi de Pentecôte.
Cependant, étant donné les difficultés rencontrées pour mettre en place cette mesure, les patrons ont obtenu la possibilité de s’organiser comme ils le souhaitaient. Ainsi, rares sont les entreprises qui travaillent finalement le lundi de Pentecôte, beaucoup préférant supprimer une journée de RTT ou même en faire cadeau à leurs employés.
Les établissements scolaires sont restés ouverts pour la première année de l’application de la journée de solidarité. Mais le taux d’absentéisme s’est révélé très élevé: les parents qui travaillaient et qui se voulaient consciencieux ont envoyé leurs enfants en classe tandis que les autres ont profité de ce long week-end au cours duquel de nombreuses animations sont proposées. Devant un tel dilemme, le dispositif a été adapté: les enfants ne sont plus soumis à cette obligation et les enseignants effectueront ces heures sur l’année (par le biais de réunions). Les établissements resteront donc fermés le lundi de Pentecôte. Cela implique que les parents ne bénéficiant pas de ce fameux « pont » devront s’arranger pour faire garder leur progéniture priée de demeurer à la maison!
En ce qui concerne le problème des absences pour raison personnelle, il faut savoir que les enfants sont soumis à l’obligation scolaire de 6 à 16 ans et que leurs parents sont tenus de les envoyer à l’école. Si les établissements ne réagissent pas à une ou deux absences, il n’en va pas de même pour les absences répétées (y compris les veilles et les lendemains de longs week-ends et de vacances). Les chefs d’établissement sont tenus de déclarer les familles qui ne se soumettraient pas à cette obligation scolaire. Les services sociaux peuvent alors intervenir. Quant aux élèves de maternelle ou de lycée, une fois inscrits dans l’établissement, ils doivent être assidus. Dans le cas contraire, la direction risque d’arguer d’un absentéisme trop fréquent pour refuser l’inscription l’année suivante. Quoi qu’il en soit, il convient de toujours prévenir en cas d’absence. En clair, les risques de sanction sont minces du moment qu’il n’y a pas d’abus. Pour les enseignants et l’administration en revanche, le taux d’absentéisme est révélateur de l’importance que les parents accordent aux études de leurs enfants. S’ils font passer les loisirs avant l’école, ils auront du mal à soutenir que l’avenir de leurs rejetons compte plus que tout! L'article qui suit, pages 62 à 65, apporte des précisions sur le sujet.