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Baccalauréat 2007 :encore mieux et toujours plus
83, 3 % de reçus cette année, soit 521000 bacheliers sur 626 000 inscrits: décidément, depuis 2003, les pourcentages ne cessent de progresser et les records d’être battus!
Avec près d’un point et demi de plus qu’en 2006, la cuvée 2007 s’impose comme la meilleure jamais enregistrée depuis la fameuse session de 1968. Bravo donc et félicitations aux heureux lauréats qui entrent non seulement dans le foisonnant univers des études supérieures mais encore dans la grande et chaotique histoire d’un diplôme plutôt malmené ces derniers temps.
Plus de bacheliers, plus de méfiance…
Car la polémique se poursuit autour d’un bac « bradé ». Eh oui, des journalistes dubitatifs, des enseignants blasés, des parents inquiets, des universitaires suspicieux… continuent de perfidement se demander si ces chiffres ne seraient pas un peu « aidés » – pour ne pas dire « gonflés ». Ces mauvais esprits méfiants ne manquent pas d’arguments en effet: sujets enfantins, correcteurs généreux, fautes d’orthographe non sanctionnées, barèmes calculés sur 21 voire 23 dans certaines matières, harmonisation des notes par un jury appelé à la clémence… En face, le ministère de l’Éducation, les candidats, les professeurs égrènent une longue liste de protestations : beaucoup d’énoncés comportent des « pièges », trop de facilité déconcerte parfois, quelques examinateurs restent sévères, il faut compter avec le stress, les programmes sont très/trop vastes, le niveau ne baisse pas puisque les compétences évaluées se diversifient…
Certes, le débat est aussi usé que les bancs sur lesquels les lycéens ont composé en juin dernier. Il n’en demeure pas moins significatif de la perte de valeur d’un examen autrefois mythique et réservé à l’élite, aujourd’hui banal et se voulant ouvert à tous. Pourtant, loin du voeu pieux des 80 % d’une génération accédant au bac, la proportion actuelle stagne aux environs de 60 % (61,5 % en 1997 contre 63,8% en 2006 et 63,6% en 2007). C’est que les crus récents laissent un goût amer en bouche: s’ils paraissent brillants de prime abord, ils révèlent vite des dysfonctionnements et des inégalités.
Ainsi, la filière L perd un nombre croissant d’élèves et se situe en queue de peloton des séries générales. Tandis que des académies – toujours les mêmes au final – dépassent les 90 % de réussite (Grenoble, Nantes, Rennes, Strasbourg, Toulouse), d’autres peinent à franchir la barre des 80 % (Créteil, Guadeloupe, Guyane, Martinique). Sans oublier que près d’un candidat sur cinq est finalement recalé, triste constat impossible à effacer…
Reste maintenant à attendre les performances des lycéens qui passeront le bac en septembre – bon courage à eux! En espérant que 2008 viendra confirmer, cette belle courbe ascendante que rien n’arrête depuis 10 ans…