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Les activités extrascolaires

Je pense inscrire mes enfants de sept et neuf ans à une activité extrascolaire en septembre. L’aîné veut faire du poney tandis que la cadette hésite entre le hip-hop et les claquettes. Ces occupations conviennent-elles à leur âge? Que faire s’ils se lassent?

Évidemment, les activités extrascolaires constituent un atout indéniable pour les jeunes. Grâce à elles, ils multiplient les expériences, rencontrent des camarades dans un autre cadre que celui de l’école, dépensent leur énergie, se soignent même puisque la natation est bonne pour le dos et que le théâtre désinhibe les timides. Toutefois, ces loisirs d’après la classe ne se réduisent pas à un simple caprice du moment. Les enfants, surtout les plus petits, changent d’avis comme de chemise: un jour ils se passionnent pour le judo, le lendemain ils ne jurent que par le dessin et le surlendemain ils pleurent pour arrêter la guitare. En outre, souvent déçus au début, ils ont tendance à renoncer dès lors que leurs piètres performances ne correspondent pas à l’idée qu’ils se faisaient de la pratique de tel sport ou de tel instrument de musique. C’est aux parents de rappeler certaines contraintes inévitables. Faire du poney implique de brosser l’animal, de supporter les odeurs de crottin, de passer plusieurs heures d’affilée assis sur une selle inconfortable. Et il faudra répéter sans fin des exercices ingrats avant de pouvoir virevolter comme Fred Astaire!
Par conséquent, les choses doivent être claires: d’abord on choisit un hobby pour se détendre et s’amuser, ensuite on s’engage pour toute l’année, enfin on ne se disperse pas et on ne néglige pas sa scolarité au profit de tournois de foot, d’entraînements de tennis ou de spectacles de danse. Mieux vaut prendre le temps de réfléchir, demander à assister à une séance de démonstration (ou tenter un cours d’essai) et interroger des participants réguliers. Attention aussi à ne pas dépasser les bornes en accumulant toutes sortes d’occupations pour combler le moindre « trou » d’un emploi du temps déjà alourdi par 25 heures de cours… Les jeunes ont besoin de se reposer, de rêver, de s’ennuyer. Inutile de les épuiser ou de les forcer! D’autant que l’adhésion à un club, le matériel et les équipements ne sont pas gratuits: 30 à 600 euros de cotisation annuelle selon la structure et l’activité, 50 euros la paire de pointes, 25 euros le maillot de basket… Pas question dans ces conditions d’agir à la légère ou sur un coup de tête!
Reste que certains loisirs sont plus ou moins adaptés en fonction de l’âge, du caractère et des besoins des enfants:
- arts plastiques, musique, ateliers de langues: pour tous dès 3 ans;
- natation: dès 4 ans pour les garçons et les filles souffrant d’asthme ou de surpoids;
- sports d’équipe: pour les jeunes ayant besoin d’être « canalisés », à partir de 6 ans;
- sports de combat: (boxe, karaté, taekwondo) pour les garçons « hyperactifs », à partir de 8 ans;
- musculation: sous contrôle médical et pas avant 12 ans, sauf recommandation précise.
Les listes des associations culturelles et fédérations sportives agréées sont disponibles sur : www.culture.gouv.fr
et www.jeunesse-sports.gouv.fr