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Étudier sans le bac
Mon fils a raté son bac il y a 2 ans, puis il a travaillé quelque temps. Aujourd’hui insatisfait de cette situation, il souhaite reprendre ses études mais sans repasser le bac. Est-ce réalisable ? Si oui, j'aimerais connaître les différentes possibilités.
Ce sujet a déjà été abordé dans notre numéro du 8 juin 2007 (n° 268). Apportons quelques précisions. Reprendre des études est une tâche très difficile qui demande une volonté de fer et aussi quelques sacrifices. Avant de choisir sa voie, récoltez toutes les informations utiles et renseignez- vous sur les secteurs qui recrutent.
Tout d’abord, faites appel aux Missions locales chargées de vous accompagner dans vos démarches de recherche de formation en alternance. Sinon, vous pouvez tenter votre chance directement auprès de l’Université de Paris 8 qui offre aux non- bacheliers la possibilité d’étudier. Le dossier est à retirer entre mars et mai. Les candidats sélectionnés passent les tests et doivent obtenir la moyenne. La fac est située au 2 rue de la Liberté à Saint-Denis (93). Vous pouvez contacter l’université par tél. au 0149406715 ou sur le site www.univ-paris8.fr
Une autre manière d’aborder les études universitaires est de préparer le DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires), un examen homologué au niveau bac. Néanmoins, il faut avoir au minimum 24 ans ou 20 ans et avoir travaillé pendant deux ans. Il est possible de préparer cet examen à l’université ou bien par correspondance, avec le CNED (www.cned.fr).
D’autres possibilités s’offrent encore à vous:
- La capacité en droit est un diplôme accessible dès 17 ans. En fonction des résultats obtenus, vous accéderez en 1re, 2e année de licence, en DUT carrières juridiques ou à l’École de droit de notariat. Cette filière destine ses étudiants au secrétariat juridique, dans les banques ou les assurances.
- La capacité en gestion: les conditions d’accès sont identiques. Sa spécialité: la comptabilité, la gestion des entreprises et l’utilisation de l’outil informatique. Diplômé, votre fils pourrait ensuite exercer dans les secteurs de la banque et de l’assurance.
Certaines formations spécialisées ont l’avantage d’embaucher directement ses élèves, comme:
-Le secteur de santé et social: aide soignant, assistante dentaire, animateur socioculturel.
- Le secteur animation sportive et culturelle: avec de bonnes aptitudes physiques, on peut devenir animateur, à choisir entre 70 disciplines sportives…
- Le secteur artistique, à condition d’être créatif et d’avoir une bonne culture générale : les Beaux-Arts et l’École des arts décoratifs donnent la possibilité de passer un concours d’entrée au niveau terminal.
Pensez aussi aux secteurs tels que le transport, l’informatique, le multimédia, le tourisme et l’hôtellerie. Ces formations sont accessibles du CAP jusqu’à bac + 5. Pour plus d’informations, prenez contact par exemple avec le BIOP, un centre d’information et d’orientation de la CCIP (la Chambre de commerce et d’industrie de Paris), au 2 rue de Viarmes dans le 1er arrondissement de Paris. Le téléphone: 0155656000 ou le site: www.biop.ccip.fr.
L’armée aussi recrute. Des informations sont disponibles sur le site: www.defense.gouv.fr.
Avant de s’engager dans une de ces voies, il est nécessaire que votre fils élabore un projet professionnel solide et qu’il s’assure – avec votre concours – d’aller jusqu’au bout. Rappelez lui « En étant persévérant il atteindra son but! ».