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Droit de visite des grands-parents

Nous sommes des grands-parents aussi comblés que soucieux de l’avenir de nos petits-enfants. Pourtant, ils viennent nous voir de moins en moins souvent, pour des raisons qui s’apparentent à des prétextes. Pouvons nous exiger un droit de visite ?

La loi stipule que voir ses grands-parents est un droit. La réforme du 5 mars 2007, et plus précisément l’article 371-4 et 371-5 du code civil explique que « l’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit ».
Vous pouvez exiger le droit de visite – recevoir vos petits enfants dans la journée –, le droit d’hébergement – les inviter à dormir chez vous, le droit de correspondance – par lettre, e-mail, SMS (« Short message service » en anglais ou courts messages textuels sur appareils mobiles), téléphone, et le droit de participer à l’éducation de l’enfant – prise en charge de la scolarité, aide financière, etc.
Plus compliqué quand les grands-parents habitent à l’étranger, les parents ont le droit de s’opposer à toute sortie du territoire de leur enfant. Dans le cas où les parents sont déchus de l’autorité parentale, les grands parents peuvent obtenir la garde de l’enfant. Dans ce cas, ce sont les parents qui auront le droit de visite suivant la situation. Quel dommage quand les liens se distendent entre parents et grands-parents! Être grands-parents, c’est jouer un rôle au sein de la famille. Certains considèrent leur implication comme une sorte de renouveau biologique, d’autres comme le déploiement de leur vie affective: par exemple, vouloir être de meilleurs grands-parents qu’ils n’ont été parents, être la mémoire de la tribu et des traditions familiales.
Pour les plus jeunes, les grands-parents incarnent la stabilité et la continuité, deviennent de compagnons de jeux, font de la lecture, transmettent les savoirs, les valeurs familiaux et sociaux et servent de confident. Quand les petits enfants deviennent adultes, les grands-parents apportent une aide financière, des conseils, un soutien affectif aussi. Si les relations sont rompues et/ou les rapports deviennent conflictuels entre parents et grands parents, il est préférable de résoudre le différend à l’amiable, avec l’aide d’un médiateur familial s’il le faut. Et si l’entente entre les deux est impossible, il est conseillé de se tourner vers le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance du domicile de l’enfant.