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Polémique sur le service minimum à l’école
« J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles ».
Cette déclaration du chef de l’État Nicolas Sarkozy lors d’une allocution à l’Élysée a provoqué un tollé dans l’opposition et dans le monde de l’éducation, déjà mobilisé sur la question des 35 heures, des retraites et des suppressions d’emplois. Ce service minimum d’accueil à l’école obligerait les enseignants grévistes à se déclarer comme tels 48 heures à l’avance.
Le projet devrait être soumis au Parlement avant l’été. « Je respecte le droit de grève, a précisé le président de la République. C’est une liberté fondamentale qui est garantie par la constitution ». Pour autant, « la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes ». Nicolas Sarkozy a de plus annoncé la création d’une agence nationale de remplacement des enseignants absents, à mettre en place à la rentrée 2009.
L’opposition ne l’entend pas de cette oreille. Tandis que François Hollande, Premier secrétaire du PS, dénonce une « provocation », Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), principal syndicat d’enseignants, estime que le gouvernement va trop loin. Il voit dans cette mesure une attaque en règle contre le droit de grève. « La ligne rouge à ne pas franchir, ce sont les conditions d’exercice du droit de grève, et là elle est franchie », a-t-il annoncé sur Europe 1 et RFI. Quant aux Français, ils étaient 60 % à voir dans le service minimum instauré lors de la grande journée de grève du 15 mai « une bonne chose, car cela permet de ne pas pénaliser les parents qui travaillent ».
Affaire à suivre.