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Mickaël Garnier-Lavalley, délégué national Anacej :« Les élus sont souvent bluffés! »
Comment fonctionne un conseil de jeunes ?
Il y a 180 conseils en France et ils sont tous uniques. Chacun choisit son nom, le mode d’entrée des jeunes (élections ou volontariat), la tranche d’âge (de 8 à 20 ans, du CM1 au CM2…), la délimitation géographique (par commune ou établissement), son ou ses projets (1) en fonction de l’environnement et du lieu de vie.
Quels thèmes touchent les enfants ?
Les jeunes abordent souvent le thème de la solidarité, de la discrimination, de l’environnement et de la sécurité routière. Aucune question n’est trop complexe à partir du moment on l’aborde. Par exemple, les enfants discutent souvent des moyens de faciliter les transports collectifs, et notamment renforcer la circulation douce comme le vélo. Ils discutent plan de déplacements urbains (PDU), plan local d'urbanisme (PLU), schéma directeur (document composant les règles locales d'urbanisme): les élus sont souvent bluffés!
Leurs idées sont-elles appliquées ?
Oui, certains choix sont visibles, comme dans l’événementiel. Mais il y a plus important: les élus et les enfants se regardent autrement. Le conseil de jeunes éduque les enfants à la citoyenneté mais il éduque aussi les adultes au management, à la dimension humaine d’un projet.
Vous ne parlez pas des parents ni de l’école…
C’est normal: les enfants y jouent un rôle; ils en jouent un autre en conseil de jeunes. Souvent, les parents en minimisent l’impact, et le mettent sur le même plan que les loisirs! Savent-ils que le conseil de jeunes conforte les savoirs scolaires de l’élève et le construit comme citoyen? Il s’agit d’une éducation informelle, une expérience précieuse faite de savoirs et de rencontres humaines, qui favorise l’intérêt, l’imagination, la réflexion et l’engagement chez l’enfant. Pas trop mal, non?